Blocages et mouvements de grève depuis le 4 juillet à l'usine Koniambo Nickel SAS (KNS) de Doniambo. En cause, un chantier de dynamitage attribué à une entreprise australienne, après un appel d'offres perdu par les coutumiers de la zone en partenariat avec une entreprise calédonienne. Le mouvement se poursuivant, KNS a été contraint de placer son four en veille afin de sauvegarder le matériel, les employés sont invités à rester chez eux pour le moment.
En fin d'année dernière, un appel d'offre était lancé pour des chantiers de forage et de dynamitage sur la mine de Koniambo. Si les coutumiers de Koniambo, en partenariat avec une société installée en Nouvelle-Calédonie, avaient bien proposé une offre, c'est finalement une société Australienne qui a récupéré le marché. Une décision qui a suscité l'ire d'une quinzaine de Groupements De Droit Particulier Local (GDPL), installant rapidement des blocages aux abords de l'usine.
La situation persistant, KNS a décidé ce mercredi 14 juillet de suspendre son activité, mettre son four en veille, et invité quelques 1200 employés à rester chez eux. Alexandre Rousseau, Directeur des ressources humaines et communication de KNS, était au micro de nos partenaires de Caledonia.nc : “Nous sommes contraints de mettre notre four en “idle” et de mettre le site en veille, c'est-à-dire arrêter l'alimentation du four et maintenir le bain de métal chaud pour préserver l'intégrité du four et des installations”. D'après lui, les nombreux blocages ont rendu les accès très difficiles, occasionnant des retards sur les rotations d'équipe. Une situation qui a ajouté de la dangerosité sur site.
“On a eu des barrages à l'entrée du site, des barrages qui occasionnaient des retards de deux à trois heures pour les opérateurs et jusqu'à 4 ou 5 heures pour certaines équipes, donc ça mettait les personnes qui devaient continuer à l'intérieur en danger, compte tenu de l'amplitude du travail qu'ils avaient à réaliser et des perturbation occasionnées”, a-t-il poursuivi.
Les échanges sont difficiles, mais le contact est toujours existant selon le Directeur des ressources humaines et communication de KNS, l'accès au site et la levée des blocages étant le principal point de discorde à l'heure actuelle : “Le contact n'a jamais été totalement rompu, mais on souhaitait avoir des conditions apaisées et notamment une circulation libre pour pouvoir entamer des discussions plus constructives”. Une rencontre est prévue ce jeudi 15 juillet entre les deux parties.























