©Port autonome de Nouvelle-Calédonie (Illustration)
L’Institut d’émission d’Outre-mer (IEOM) a publié ce jeudi 7 janvier son rapport concernant la balance des paiements de 2019 du territoire. Augmentation des importations et recul des exportations, la Nouvelle-Calédonie creuse son déficit commercial.
Un lourd déficit commercial de 161 milliards de Francs CFP (env. 1,35 milliards d’euros), pour l’année 2019 en Nouvelle-Calédonie. Il est important de noter que le marché calédonien, qualifié de marché de consommation, ne peut être que déficitaire, le territoire étant sujet naturellement à de très fortes importations en raison de sa situation géographique, de son insularité, et d’une capacité de production insuffisante pour couvrir ses dépenses structurelles. Cependant, l’année 2019 a été particulièrement lourde en termes d’investissements.
En cause notamment, l’achat d’un Airbus A330 de la compagnie Aircalin ou le renouvellement de la flotte des bus du réseau de transport Tanéo, entre autres. En parallèle, un recul des exportations de nickel, qui représente 94% du volume d’exportation du territoire, est constaté pour l’année 2019, expliqué en partie par une contraction de la production, avec -14% de ferronickel, -33% d’oxyde de nickel, et -25% de carbonate de cobalt, creusant un peu plus un déficit déjà important.
Un léger recul des versements publics est également enregistré. La correspondance des chiffres est un hasard, mais avec 161 milliards de francs CFP (1,35 milliards d’€), les versements de l’État aux collectivités publiques et aux forces armées, composé des salaires, pensions de retraite, dépenses de fonctionnement, d’investissement et d’intervention (dont les contrats de développement), a enregistré un recul de 4 milliards de francs CFP (33,3 millions d’€) par rapport à 2018.
Damien Chaillot.























