©France Mayotte Matin
Sélectionnée par l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU), et à l’aube du passage de la commune de Mamoudzou en zone d’électrification urbaine, toute une zone de Kawéni était arpentée hier par les élus et la direction d’EDM. Le but : définir une feuille de route mais aussi poser les bases d’un partenariat qui s’inscrit dans le cadre du futur projet de réfection de la voirie et de résorption de l’habitat insalubre… Un reportage de notre partenaire France Mayotte Matin.
Élus de la commune, policiers municipaux, techniciens et direction d’EDM… Tous étaient sur le terrain hier à Kawéni le temps d’une visite qui permettait non seulement un repérage des lieux et de l’ampleur des travaux d’enfouissement et de construction du réseau électrique à mener. C’était aussi l’occasion de poser les bases d’un partenariat entre la ville et EDM de façon concrète, à l’aube de la rénovation de ce secteur financé par l’ANRU.
Une matinée de visite donc, qui servait à formaliser les futurs travaux communs : « Le but était de faire savoir qu’il y a beaucoup de problèmes sur Kawéni. Non seulement il y a le projet ANRU, mais aussi le problème des habitations informelles » expliquait Loutoufi Nourainya, 3ème adjointe au maire chargée de la sécurité et de l’État civil de Mamoudzou.
Ainsi le projet ANRU concernera 2 secteurs, « on va déjà commencer dans la zone SPPM pour première phase qui va commencer au mois de mars, et la deuxième phase qui concernera la zone scolaire », continuait-elle. Des travaux de rénovation très importants pour la ville, et qui ne pourront se faire sans le concours d’EDM. « L’apport d’EDM, c’est le réseau électrique, l’enfouissement, afin qu’on puisse éviter de casser une fois que l’on aura fini le projet. Anticiper pour éviter de tout re-détruire après ».
« On sent bien qu’il y a plusieurs zones, la zone avec la route, avec les voitures où il faut aménager, mettre du réseau, et d’autres pentes beau- coup trop fortes pour qu’on puisse imaginer que l’habitat soit durable », expliquait le directeur d’EDM à l’issue de la visite. « Donc évidemment les solutions sont différentes ; mais en termes d’électricité, il y a de quoi faire dans des quartiers dont on sent qu’ils sont pérennes, et pour peu que l’urbanisme dise : on stabilise la voirie, on dit que c’est par là qu’on passe, nous derrière on peut mettre des réseaux définitifs, et je pense que c’est souhaitable à certains endroits que nous avons traversés ». Des installations électriques dangereuses ont été observées, « mais ce ne sont pas les nôtres » expliquait le directeur.
Une volonté de la municipalité de montrer son implication
« C’est ici qu’on doit trouver des solutions pour les habitants. On est dans l’action, il y a la mairie qui est là, la police municipale… », déclarait Mr Magoma, 2ème adjoint. « Je fais partie de ces gens qui ont envie que les choses avancent. Mais au travers d’actions concrètes. Donc nous avons appelé nos partenaires sur le terrain ». Ce projet de NPRU (Nouveau projet de rénovation urbaine) ne sera pas non plus sans soulever de nombreuses questions, à la vue de la large part d’habitations informelles sur la zone. Mais les élus se disent positifs quant aux opérations à venir.
« C’était une matinée très enrichissante » résumait Mme Nourainya, qui en profitait pour lancer un appel à d’autres partenaires attendus pour venir travailler sur le projet, à l’instar du SME AM, d’Orange, etc. Si les travaux sur la première zone ne débuteront qu’en mars, une telle implication semble positive et annonciatrice de changements à venir. Le plus grand bidonville de France pourrait-il enfin se voir assaini ? Réponse dans de longs mois…
Mathieu Janvier pour France Mayotte Matin























