L’argile Tani Malandi, richesse patrimoniale du sud de Mayotte

©Sud Tourisme / LPO Tani Malandi

L’argile Tani Malandi, richesse patrimoniale du sud de Mayotte

Entre paysage, mémoire et éducation, le sud de Mayotte met en avant un élément fort de son patrimoine naturel. Sur les hauteurs de Chirongui, le site du Tani Malandi, associé à des pratiques traditionnelles, a donné son nom au lycée polyvalent de la commune, illustrant une volonté d’ancrer l’identité scolaire dans l’environnement local. Un sujet de notre partenaire France Mayotte Matin.

Le Tani Malandi, argile blanche d’origine kaolinitique, est présenté comme l’un des trésors naturels du sud de Mayotte. L’office de tourisme Sud Tourisme met en avant ce site situé sur les hauteurs de Chirongui, connu pour la pureté de sa terre et pour les usages qui lui sont associés dans les pratiques traditionnelles locales.

Extraite dans ce secteur marqué par les padzas, ces reliefs érodés caractéristiques du sud de l’île, cette argile est liée à des savoir-faire anciens. Elle est évoquée pour des soins du corps, certaines formes de médecine traditionnelle et des rituels culturels, témoignant d’un rapport ancien entre la population et son environnement naturel. Le Tani Malandi apparaît ainsi comme un point de rencontre entre géologie, pratiques sociales et mémoire collective.

Le site s’inscrit aussi dans une logique de découverte encadrée. Des opérateurs locaux comme MaoreRando et Moina Aventure proposent des randonnées à travers les paysages du sud, reliant les padzas aux abords de la grotte du Tani Malandi. Cette mise en tourisme participe à faire connaître ce patrimoine naturel tout en structurant l’accès à des zones sensibles.

Au-delà de l’aspect paysager et touristique, le nom Tani Malandi a été donné au lycée polyvalent de Chirongui, le LPO Tani Malandi. Ce choix inscrit l’établissement dans son territoire immédiat. Il établit un lien direct entre l’espace d’apprentissage et un élément fort de l’identité locale.

Attribuer à un lycée le nom d’un site naturel revient à faire entrer le patrimoine dans le quotidien scolaire. La démarche contribue à ancrer la formation des jeunes générations dans leur environnement, en rappelant que les paysages, les ressources naturelles et les savoir-faire associés font partie intégrante de l’histoire et de la culture du territoire.

À travers ce type d’initiative, la valorisation du patrimoine dépasse le cadre touristique pour devenir un marqueur éducatif et identitaire. Elle participe aussi à renforcer le sentiment d’appartenance, en donnant aux élèves un repère local fort et porteur de sens, lié à un lieu concret de leur commune.

Anthony Maltret pour France Mayotte Matin