Une convention a été signée entre le BRGM et Les Eaux de Mayotte pour sécuriser l’accès à l’eau potable sur l’île. Doté de 1,9 million d’euros, ce programme combine des recherches scientifiques et la réalisation de forages afin de mieux connaître et exploiter les ressources souterraines. Il s’inscrit dans le cadre du Plan Eau Mayotte 2024‑2027. Détails avec not partenaire Mayotte Hebdo.
Le BRGM et Les Eaux de Mayotte (LEMA) ont signé le 6 mars 2026 une convention de recherche et développement pour améliorer la mobilisation des eaux souterraines et renforcer l’alimentation en eau potable à Mayotte. Cette initiative répond aux tensions structurelles sur la ressource en eau, exacerbées par une croissance démographique rapide et des infrastructures sous‑dimensionnées, qui ont conduit à des périodes de restriction, notamment entre 2022 et 2024.
Depuis 2023, le BRGM a mené pour le compte du LEMA des campagnes de prospection pour identifier de nouvelles ressources souterraines, avec plusieurs forages productifs et des reconnaissances hydrogéologiques. La convention signée formalise un programme pluriannuel doté de 1,9 million d’euros, intégrant une forte dimension scientifique : collecte et valorisation de données, modélisation des aquifères et expertise hydrogéologique pour anticiper les besoins futurs. Au‑delà des forages, il s’agit d’apporter une meilleure connaissance des nappes souterraines, essentielles pour garantir une disponibilité durable de l’eau potable sur l’île.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan Eau Mayotte 2024‑2027, une feuille de route ambitieuse visant à diversifier les sources d’approvisionnement, moderniser les infrastructures et renforcer la gestion climatique et territoriale de la ressource. En attendant, peut-être les futurs travaux de la retenue collinaire d’Ouroveni prévus par le Lema.
Par Mayotte Hebdo





















