Dans un communiqué commun, douze députés de La Réunion, de Guyane, de Martinique, de Nouvelle-Calédonie et de Guadeloupe ont dénoncé les « actions menées par les États-Unis d’Amérique contre le Venezuela » et « l’enlèvement du président Nicolás Maduro », dont ils demandent « la libération immédiate ».
Pour ces parlementaires, cet « enlèvement (…) constitue une violation grave du droit international, un acte d’ingérence caractérisé et une atteinte directe au principe fondamental de souveraineté des peuples ».
« Nos territoires, qu’ils soient situés dans la Caraïbe, l’océan Indien ou le Pacifique, portent dans leur histoire les traces profondes de la domination coloniale, des ingérences extérieures et des rapports de force impériaux. À ce titre, nous ne pouvons rester silencieux face à toute tentative de remise en cause de l’ordre international fondé sur le droit, au profit de la loi du plus fort » écrivent encore les députés.
Le communiqué a été signé par Perceval Gaillard (LFI, La Réunion), Jean-Hugues Ratenon (LFI, La Réunion), Philippe Naillet (PS, La Réunion), Frédéric Maillot (GDR, La Réunion), Jean-Victor Castor (GDR, Guyane), Béatrice Bellay (PS, Martinique), Marcellin Nadeau (GDR, Martinique), Jean-Philippe Nilor (GDR, Martinique), Emmanuel Tjibaou (GDR, Nouvelle-Calédonie) Elie Califer (PS, Guadeloupe), Olivier Serva (Liot, Guadeloupe) et Christian Baptiste (PS, Guadeloupe).
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« Ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela dépasse ses frontières. C’est l’équilibre régional et mondial, c'est la stabilité des peuples et la sécurité de l’ensemble des territoires voisins, y compris les nôtres, qui sont directement concernés » ajoutent les parlementaires ultramarins qui appellent à « la fin immédiate de toute action unilatérale et coercitive ; la libération immédiate du Président Maduro et de son épouse ; le respect strict du droit international et de la souveraineté des États ; et une solution politique et diplomatique, fondée sur le dialogue et non sur la force ».
« Nous affirmons notre solidarité totale avec le peuple vénézuélien et avec tous les peuples qui refusent que leur avenir soit décidé en dehors d’eux-mêmes. Aucun peuple ne doit être soumis à l’arbitraire impérial » ont-ils conclu.























