Au Robert, la colère est montée d’un cran ce lundi 5 janvier. À l’appel d’un collectif de riverains, plusieurs accès à la commune ont été bloqués dès l’aube pour dénoncer la gestion jugée insuffisante des échouements de sargasses. Les habitants réclament des actions concrètes et immédiates. Précisions avec notre partenaire RCI Martinique.
À la suite d’une réunion tenue vendredi 2 janvier sur la gestion des sargasses, des riverains du Robert ont décidé de passer à l’action. Dès 4h30 pour les plus matinaux, des barrages ont été installés sur plusieurs axes.
Ce lundi, la commune se retrouve en grande partie paralysée. Les habitants mobilisés disent ne plus se sentir écoutés, malgré des échanges répétés avec les autorités.
Depuis plusieurs jours, le Robert fait face à de nouveaux arrivages de sargasses. Malgré l’intervention des agents municipaux, les riverains estiment que les réponses apportées restent insuffisantes face à l’ampleur et à la récurrence du phénomène.
« Tous les accès au Robert sont bloqués »
Mario Desirliste, président du collectif Sargasses de la commune, détaille l’ampleur du blocage mis en place : «Tous les accès au Robert sont bloqués. La nationale, elle est bloquée. Pour sortir de la départementale vers le François, au niveau de Pontalléry, elle est bloquée. Il n'y a plus d'accès pour entrer dans le Robert.»
Ils dénoncent un décalage entre les annonces faites lors des réunions et la réalité sur le terrain. Pour le collectif, il ne s’agit pas d’un mouvement politique, mais d’une action liée aux conséquences sanitaires des sargasses : «Ce n'est pas une action politique. Nous ne sommes pas en politique. C'est une action sanitaire, parce que ça fait 16 ans maintenant qu'on souffre de la problématique des sargasses. Les hautes autorités sont absentes à nos côtés. À chaque fois, on nous balade, on nous envoie vers celui-là, on nous ment. Ils vont sur certaines antennes raconter des choses qui sont textuellement fausses par rapport à ce qu'ils nous ont proposé à toutes nos réunions.»
Un blocage qui pourrait durer plusieurs jours
Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de réponses concrètes, les riverains ont décidé de durcir le mouvement : «Aujourd'hui, nous avons eu un ras-le-bol et nous avons décidé de durcir les choses. Là, nous avons totalement bouclé le Robert. On ne demande pas seulement à être reçus par monsieur Letchimy, par le maire du Robert, par le préfet. Tant qu'on n'aura pas d'actions directes, on ne va pas débloquer. Ça risque de durer deux jours, trois jours peut-être.»
Par RCI Martinique























