Salon de l’Agriculture 2026 : le Président de la République, Emmanuel Macron, ouvre l’édition au pavillon des Outre-mer et fixe quatre priorités pour les filières ultramarines

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Salon de l’Agriculture 2026 : le Président de la République, Emmanuel Macron, ouvre l’édition au pavillon des Outre-mer et fixe quatre priorités pour les filières ultramarines

Pour la première fois, le président de la République a ouvert le Salon international de l’agriculture depuis le pavillon des Outre-mer. Après avoir coupé le ruban inaugural, il a rencontré les éleveurs de la vache Brahmane (race spécifique de la Guyane et de la Martinique), Biguine, égérie de cette édition malheureusement absente du salon pour raisons sanitaires. 

Il a ensuite rejoint le pavillon des Outre-mer, où il a pris le temps d’échanger avec les producteurs et artisans martiniquais, guadeloupéens, mahorais, réunionnais, calédoniens et polynésiens. Le chef de l’État a conclu son parcours au village du Pacifique, réunissant la Polynésie, Wallis-et-Futuna et la Nouvelle-Calédonie, visiblement conquis par un spectacle de danse du Pacifique (Polynésie et Wallis et Futuna) au rythme des percussions.

À cette occasion, il a fixé un cap clair pour les filières ultramarines, articulé autour de quatre priorités : la souveraineté alimentaire, le maintien du POSEI, le rôle central de l’ODEADOM et le renforcement des échanges régionaux.

La souveraineté alimentaire en première ligne

Avant de quitter le salon de l’agriculture, le président de la République a salué l’ensembles des filières, des producteurs, des artisans et le public venus nombreux de tous les Outre-mer et il a insisté sur la nécessité de consolider la souveraineté alimentaire des territoires ultramarins. Il a appelé à relancer et actualiser les plans existants afin de mieux sécuriser l’approvisionnement local et de réduire la dépendance aux importations.

Un engagement ferme pour le POSEI
Deuxième message fort pour le soutien des productions agricoles ultramarines : la défense du POSEI (Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité), une garantie budgétaire particulièrement attendue par les filières.

L’ODEADOM érigé en navire amiral
Le troisième axe concerne l’ODEADOM, que le président a qualifié de « navire amiral » de la structuration agricole ultramarine. Dans un contexte où des inquiétudes avaient, le message se veut rassurant : les filières sont appelées à se structurer autour de cet opérateur, conforté dans son rôle stratégique.

Cap sur l’intégration régionale
Enfin, l’exécutif mise sur le développement des échanges avec les pays voisins des bassins régionaux. L’objectif est double : permettre aux outre-mer d’exporter davantage leurs productions agricoles vers leurs marchés étrangers de proximité, tout en facilitant les flux commerciaux dans l’autre sens. Une orientation qui vise à mieux insérer les économies ultramarines dans leur environnement régional.

Avec ces quatre priorités, l’exécutif entend donner une nouvelle impulsion aux agricultures d’outre-mer.