Plusieurs opérations de contrôle menées les 3 et 4 mars 2026 dans les eaux territoriales de Guyane ont conduit à l’interception de plusieurs navires de pêche illégale et à la saisie de plus de dix tonnes de produits de la mer, selon un communiqué de la préfecture.
Ces opérations, conduites sous l’autorité du préfet de la Guyane chargé de l’action de l’État en mer, se sont déroulées à l’est comme à l’Ouest du territoire et ont mobilisé différents services de l’État, dont les Affaires maritimes, les douanes et les Forces armées en Guyane.
La première interception est intervenue le 3 mars vers 11 heures au large de Mana. Elle a été réalisée par l’unité littorale des Affaires maritimes (ULAM) à bord de la vedette PM 487 Palana, mise en service en octobre 2025 pour renforcer la lutte contre la pêche illicite dans l’ouest de la Guyane. Ce contrôle a abouti à la saisie d’un navire clandestin, le deuxième intercepté par cette unité depuis la mise en service du bâtiment.
Le même jour, à l’embouchure du fleuve Iracoubo, la vedette garde-côtes Alizé du service garde-côtes des douanes Antilles-Guyane a intercepté un navire sans pavillon. Les agents ont saisi à son bord 3,5 tonnes de produits de la mer ainsi que 40 kilogrammes de vessies natatoires, un produit prisé sur certains marchés.
Dans la nuit du 3 au 4 mars, près de la frontière maritime entre la France et le Brésil, le patrouilleur La Résolue des Forces armées en Guyane a contrôlé un navire de pêche en provenance du Brésil. L’opération a permis la saisie de 4,2 tonnes de produits de la pêche, de 14 kilogrammes de vessies natatoires, d’un filet de 8 700 mètres et d’un vire-filet.
Le 4 mars au matin, un navire qualifié de « pêche informelle » a également été intercepté à l’embouchure de la rivière de Cayenne par les unités de la direction générale des territoires et de la mer. Le même jour en fin d’après-midi, un second navire sans pavillon, en provenance du Guyana, a été contrôlé au large d’Organabo. Les agents ont découvert à bord 1,8 tonne de produits de la mer et 5 kilogrammes de vessies natatoires.
Au total, ces opérations ont permis la saisie de 10,2 tonnes de produits de la pêche, 66 kilogrammes de vessies natatoires, 10,2 kilomètres de filets, ainsi que divers équipements de pêche. Trois navires ont été saisis ; deux d’entre eux doivent être détruits sur décision du juge des libertés et de la détention.
Les trois capitaines concernés ont été placés en rétention administrative en vue de leur éloignement du territoire. Ils ont également été condamnés à des peines pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement avec sursis et trois ans d’interdiction de paraître en Guyane.





















