Suite aux saccages des monuments aux morts en Martinique, une cinquantaine de citoyens ont effectué une marche silencieuse ce matin dans le centre ville de Fort-de-France afin de dire stop à ces actes de destruction. Détails avec notre partenaire RCI Martinique.
Vêtus d’un haut blanc, banderole en main avec pour inscription « Stop aux saccages des monuments aux morts, Respect pour ceux qui se sont battus pour notre liberté », professeurs, élus, citoyens lambdas et anciens combattants ont bravé la pluie et fait le tour du centre-ville. A l'initiative de cette marche silencieuse, un groupe de citoyens regroupant plusieurs personnalités de la société civile dont l'historienne martiniquaise Sabine Andrivon-Milton, spécialiste de l'implication des soldats antillais dans la première et seconde guerre mondiale.«Nous rappellons que ces monuments ont été financés par des Martiniquais pour des Martiniquais et qu'ils ont été pendant longtemps des lieux de recueillement pour les familles qui pour la plupart n'ont pas récupéré les corps des soldats», a-t-elle souligné sur sa page Facebook.
Partis du monuments aux morts, ils ont traversé le boulevard et la rue Félix Eboué pour revenir devant la statue qui honore ces anciens combattants sur la savane.
Lire aussi : Martinique : Monuments aux morts vandalisés, le ministre délégué aux Outre-mer et le préfet condamnent ces « dégradations inacceptables»
« Dire non à ce qui se passe »
À la suite de cette première action, ce collectif de citoyens envisage de mettre en place une pétition en ligne dès aujourd’hui afin de continuer à dire non à ces actes de destruction des monuments aux morts. Plus encore , il souhaiterait construire des monuments aux morts qui seraient peut-être plus représentatifs de la Martinique.
Pour eux, il était important d’être présent non seulement pour exprimer leur refus face à ces saccages mais aussi pouvoir obtenir des réponses et trouver des pistes de solutions, comme l’explique cette enseignante d’Histoire. «Nous transmettons un savoir, en tout cas une histoire locale, je me devais d’être là. D’autant plus que, ayant des classes de 3ème et abordant les deux guerres, il fallait que je sois là pour dire « non à ce qui se passe »
Par Melissa Grutus, RCI Martinique avec Outremers360





















