Pour les 130 ans de la distillerie guadeloupéenne, Longueteau a imaginé la bouteille de rhum la plus chère du monde, façonnée par la joaillerie ODACE. Un flacon estimé à 130 000 euros. Un sujet de notre partenaire RCI Guadeloupe.
Elle est la bouteille de rhum agricole la plus chère du monde. La création dévoilée par la maison de joaillerie ODACE et la distillerie guadeloupéenne Longueteau est présentée comme une pièce unique et historique.
Ce flacon de rhum d’exception estimé à 130 000 euros a été imaginé pour célébrer les 130 ans de la distillerie. Ce projet hors normes mêle rhum agricole d’exception, verrerie d’art et haute joaillerie entièrement façonné à la main, réalisé à partir de 113 grammes d'or et serti de 34 carats de diamants cultivés en laboratoire.
Après plus d’un an de travail, les deux maisons familiales ont signé un objet de collection inspiré de la canne à sucre, symbole fondateur de l’univers Longueteau.
Une démarche artisanale, patrimoniale et engagée
Le flacon est sculpté en pâte de verre, et pensé comme une œuvre à part entière, orné d’un bijou en or et diamants. L'objet renferme un assemblage inédit issu des plus anciennes eaux-de-vie de la distillerie. Au-delà du luxe, la création revendique une démarche artisanale, patrimoniale et engagée dans un devoir de transmission.
Manon Lanier, directrice de la Joaillerie ODACE, revient sur la genèse de la collaboration avec la distillerie Longueteau : « La Maison Longteau avait déjà ce projet en tête de créer une carafe unique pour ses 130 ans et recherchait un joaillier. Lorsqu'ils ont aperçu notre passage TV, ils ont été séduits par notre démarche chez ODACE, qui est de réinscrire la joaillerie dans l'air du temps en créant une joaillerie plus éthique, plus responsable, notamment à travers les matériaux qu'on utilise, puisqu'on utilise de l'or recyclé et des diamants cultivés en laboratoire. Ensuite, tout est conçu de manière artisanale à Paris et dans le reste de la France. Donc, tout a démarré. Comme ça, il y a plus d'un an, ils nous ont présenté ce projet qu'on a trouvé tout de suite formidable, très intéressant de marier tous les savoir-faire pour créer une pièce unique ».
Un rhum historique et une conception unique
Pour François Longueteau, directeur et propriétaire de la distillerie Longueteau, cette nouvelle carafe est un véritable chef d’œuvre d’orfèvrerie : « Pour les 120 ans, on avait sorti la fameuse carafe 4G, qui veut dire « quatre générations ». Ensuite, nous avions fait une belle bouteille pour les 125 ans. Aujourd'hui, pour les 130 ans, nous avons une carafe qui est à un autre notre niveau. D'habitude, on prenait des bouteilles qui étaient sur le marché, et on faisait le coffret, ceci et cela, avec des rhums un peu spéciaux à l'intérieur. Par rapport à ces quatre générations, il y avait du rhum de mon arrière-grand-père, celui de mon grand-père, de mon père et mon rhum à moi. Le "1940" a fait partie des rhums qui ont composé la carafe des 120 ans. Je pense que c'est ce rhum-là qui a relevé cette carafe parce que c'est un rhum qui est très boisé et qui a conservé son feu. De chez nous, on a même du « 1926 », mais je trouve le « 40 » meilleur que le « 26 » ».
La directrice de la Joaillerie ODACE Manon Lanier explique la conception de l’habillage de la bouteille des 130 ans : « On a choisi un bijou qui s'enfile sur le col de la bouteille. Ce bijou est amovible, mais il a été complètement conçu sur mesure par rapport aux formes de la bouteille pour venir l'épouser parfaitement. Ça, ça a été un vrai challenge parce qu'on a travaillé en parallèle avec Juliette Leperlier, l'artiste qui réalise le flacon en pâte de verre. C'était impossible pour nous de faire les tests de la pièce avant de la finaliser en or et diamant sur la bouteille finie, parce que la bouteille était en cours de confection. Donc, un vrai challenge. On est en joaillerie, et on réalise toujours le bijou dans un premier temps en cire avec l'aide d'une imprimante 3D afin de pouvoir valider les volumes, voir le bijou à 360 degrés. Et donc, on a également imprimé le col de la bouteille en cire sur les mesures qui avaient été communiquées, pour pouvoir faire les tests et vérifier que ce col épousait parfaitement la bouteille ».
RCI Guadeloupe























