Obtenir l'indépendance énergétique de la commune en recyclant des champs de canne à sucre inutilisés. Les parcelles concernées, appartenant à la rhumerie Saint-Maurice, représentent entre 30 et 50 hectares potentiellement exploitables. Le projet est à l'étude sur ces terrains.
Transformer les champs de canne à sucre en source d'énergie, c'est le projet porté par la commune de Saint-Laurent du Maroni, la Communauté de Communes de l'Ouest Guyanais (CCOG), en partenariat avec EDF sur les terrains d'Ernest Prévot, PDG de la rhumerie Saint-Maurice. Plus de 30.000 MW de production d'énergie sont envisagés, de quoi assurer l'indépendance énergétique de Saint-Laurent du Maroni par une énergie propre et ainsi se détacher de l'approvisionnement par le barrage de Petit-Saut.
Une problématique reste à envisager, ces champs de canne à sucre aujourd'hui délaissés font la part-belle de squatteurs, imposant un nécessaire travail de sécurisation du site afin de garantir le bon déroulement de l'étude et du projet. Ernest Prévot était interrogé à ce sujet par Guyane la 1ère :
« Pour pouvoir faire cela, il faut des études de faisabilité, l'avis de la maire, des services de l’État, cela prend du temps. Entre-temps, je ne veux pas me retrouver, alors que j'ai signé avec EDF pour pouvoir faire cette étude, avec des terrains squattés si le projet aboutit ». Une situation qui engendre des coûts, raison pour laquelle l'aide de l’État est aujourd'hui sollicitée.
« Il faut que l’État apporte assistance aux propriétaires privés parce que ça à un coût. Si je n'avais pas eu le soutien d'EDF, je n'aurais pas pu faire cette sécurisation durant la durée de l'étude. C'est tout de même un coût de 50.000€, ce n'est pas rien ».
En parallèle, la municipalité projette de profiter d'autres parties du terrain afin de créer une zone comprenant, pour la partie constructible, des logements et infrastructures de la commune, pour le reste, une zone dédiée à une Maison Familiale et Rurale (MFR) proposant des terrains agricoles à disposition des jeunes et adultes dans un contexte d'insertion sociale et professionnelle. C'est en tout cas le projet de Sophie Charles, maire de Saint-Laurent du Maroni, interrogé par Guyane la 1ère :
« C'est vraiment un repérage de terrain de manière à voir quels sont les terrains en hauteur, ceux accessibles facilement. Il sera peut-être question de pouvoir réaliser les services techniques municipaux qui aujourd’hui se trouvent en centre-ville et que nous pourrions déplacer dans cette zone ».
Damien CHAILLOT























