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À l’occasion de la 4ème conférence des acteurs de l’eau qui avait lieu ce mardi 1er décembre à la préfecture de Cayenne, dix communes ont signé un contrat de progrès et d’engagement pour l’amélioration à l’accès et au traitement des eaux, fermant ainsi la marche des communes signataires, un an après les premières conventions.
Coprésidée par Paul-Marie Claudon, Secrétaire général des services de l’État et par Mme Hélène Sirder, vice-présidente de la CTG, cette conférence marque un tournant dans la mise en œuvre du plan eau DOM en Guyane. Les 10 derniers contrats de progrès pour la Guyane ont été signés à cette occasion.
Les contrats de progrès autour de la problématique de l’eau en Guyane fixent un cadre d’action pour les communes, au côté des institutions engagées, pour la priorisation des actions sur la gestion de l’eau potable. Qu’il s’agisse des capacités techniques, financière ou organisationnelles des services public d’eau potable et d’assainissement, l’objectif est d’assurer une distribution en eau potable normalisée et sans coupure, avec des systèmes d’assainissement plus efficaces. « Ces contrats de progrès devraient à terme faciliter la reprise des compétences en eau potable et en assainissement pour les Communautés de Communes de l’Est Guyanais, des Savanes et de l’Ouest Guyanais», indique la Préfecture de Guyane.
Permettant de mobiliser les fonds européens dans le cadre du développement des communes sur un besoin de première nécessité, cet engagement permet de lier l’action des communes avec l’État, la CTG, l’Office Français de la Biodiversité, l’Office de l’eau, le Comité de l’Eau et de la Biodiversité, l’ARS, l’Agence Française de Développement, la Caisse des Dépôts et les collectivités locales signataires. Premier pas vers une normalisation de l’accès et le traitement de l’eau sur l’ensemble du territoire, l’action devrait également permettre de prévenir les crises futures et les recours aux solutions d’urgence.
La première vice-présidente de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), Hélène Sirder, s’exprimait à l’occasion de la conférence : « Le constat est partagé sur l’insuffisance de l’approvisionnement et le manque d’infrastructures en matière d’eau potable et d’assainissement. A travers ces contrats, chacun s’engage afin de faire avancer son territoire. Il est indispensable que nous y arrivions dans ce délai de 10 ans».
La durée des contrats établie sur 4 ans, doit permettre un renforcement des capacités d’action des services publics d’eau, dans l’optique d’un transfert de compétences dans ce domaine vers les communautés de communes en 2026, dans le cadre de la loi NOTRE.
« Par ailleurs en complément, le plan de relance gouvernemental, suite à la crise sanitaire de la Covid19, offre une opportunité financière immédiate et un accélérateur des programmes d’investissement prévus dans les contrats de progrès. Ce sont en effet 9 millions d’euros qui seront disponibles en 2021 et 2022 avec une échéance de paiement au 31 décembre 2023», rajoute la Préfecture de Guyane.
Étaient signataires ce mardi 1er décembre, les maires des communes de Maripasoula, d’Apatou, de Grand-Santi, de Papaïchton, de Camopi, de Ouanary, de Saul, de Régina, de St-Georges et Mana et l’ensemble des entités concernées.
Damien CHAILLOT
























