L'Union européenne a annoncé lundi être prête à renforcer ses missions de protection du trafic maritime en raison de la guerre au Moyen-Orient. L'UE est disposée "à adapter et à renforcer davantage" ses missions de protection, ont indiqué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa à l'issue d'une réunion en visioconférence avec plusieurs dirigeants du Moyen-Orient.
L'UE a lancé deux missions de protection du trafic maritime, l'une en mer Rouge, baptisée Aspides, et une autre dans l'Océan indien pour prévenir les actes de piraterie, baptisée Atalanta.
La mission Aspides avait été lancée en 2024 pour protéger les navires marchands des attaques lancées depuis le Yemen, par les rebelles houtis, alliés de l'Iran.
Basée en Grèce, mais sous commandement militaire opérationnel de l'Italie, elle dispose actuellement de trois navires militaires: un grec, un italien et un français.
Atalanta compte elle deux navires, l'un à Oman et l'autre à Djibouti.
Le président Emmanuel Macron, en visite à Chypre, a indiqué lundi que la France contribuerait "dans la durée" avec "deux frégates" à l'opération Aspides.
Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a invité de son côté ses "collègues européens à renforcer cette opération avec davantage de moyens flottants".
Au moins une dizaine de bateaux se trouvant dans le détroit d'Ormuz ou à proximité ont été attaqués depuis que les Gardiens de la Révolution iraniens bloquent de facto ce passage stratégique en représailles aux frappes américano-israéliennes sur son territoire. Ces attaques, qui ont lieu depuis une semaine, ont interrompu presque totalement la circulation dans le détroit.
Dans leur communiqué commun, Mme von der Leyen et M.Costa indiquent que les dirigeants du Moyen-Orient, qui ont participé à cette visioconférence, "ont discuté de l'impact des attaques contre les infrastructures énergétiques et de la fermeture du détroit d'Ormuz sur la sécurité énergétique mondiale, et ont exploré des voies pour renforcer la coopération avec les partenaires du Moyen-Orient afin de réduire ces risques".
Les pays de la région représentés à cette visioconférence étaient l'Egypte, le Qatar, Oman, la Jordanie, le Bahreïn, le Liban, la Syrie, la Turquie, l'Arménie, le Koweit, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite et l'Irak.
Avec AFP





















