Espace : l'ESA prévoit de lancer jusqu'à 65 satellites et missions en 2026

©ESA

Espace : l'ESA prévoit de lancer jusqu'à 65 satellites et missions en 2026

L'Agence spatiale européenne (ESA) prévoit de lancer « jusqu'à 65 » satellites et missions en 2026, dont une partie depuis Kourou en Guyane, après un précédent record de 46 lancements l'an dernier, a annoncé jeudi son directeur général Josef Aschbacher, lors d'une conférence de presse à Paris.

L'ESA dispose pour cette année d'un budget de 8,26 milliards d'euros. Environ 30%, soit 2,4 milliards d'euros, seront consacrés aux programmes d'observation de la Terre, notamment à travers le lancement de 48 nouveaux satellites, a-t-il indiqué.

Plus de 1,2 milliard d'euros seront consacrés à la navigation, 996 millions aux communications et 818 millions aux programmes d'exploration humaine et robotique. Concernant les lanceurs, « nous sommes sur la bonne voie pour accélérer davantage nos lancements d'Ariane 6 et de Vega-C » et « atteindre la cadence visée au cours des prochaines années », s'est félicité Josef Aschbacher.

Lire aussi : Guyane : 2026 sera l’année de la célébration d’Ariane 6 indique David Cavaillolès, President exécutif d'Arianespace

Côté programmes d'exploration et de science spatiale, 15 missions sont en cours et 12 en préparation, a rappelé le directeur général. Parmi les grands rendez-vous de l'année, l'astronaute française Sophie Adenot s'envolera dans les prochaines semaines vers la Station spatiale internationale (ISS), la fenêtre de décollage s'ouvrant le 15 février.

« Je lui souhaite beaucoup de succès, de mener de nombreuses expériences et de revenir avec de nouvelles inspirations à partager avec le monde », a déclaré Josef Aschbacher. « L'objectif principal de nos astronautes à bord de la station spatiale est véritablement de faire progresser la science et la technologie », a-t-il souligné.

Lire aussi : Emmanuel Macron muscle la défense spatiale et souhaite moderniser le centre spatial guyanais de Kourou

L'ESA participera au retour des humains autour de la Lune, dans le cadre de la mission Artemis II, en fournissant le module de service ESM de la capsule Orion, à bord de laquelle trois astronautes de la Nasa et un astronaute canadien doivent faire le tour du satellite naturel de la Terre. « La date du vol est évidemment sous le contrôle de la Nasa, mais ce qui a été rendu public, c'est que cela se situerait entre le premier et le deuxième trimestre de cette année », a rappelé Josef Aschbacher.

Parmi les autres grands rendez-vous scientifiques de l'année à venir figure la mission Smile, développée avec la Chine, qui doit étudier les interactions entre la magnétosphère terrestre et le vent solaire. Elle sera lancée entre le 8 avril et le 7 mai. Le télescope FlyEye, qui doit effectuer un relevé astronomique systématique des astéroïdes géocroiseurs, sera inauguré en mai en Sicile.

En novembre, la mission Hera arrivera à proximité des astéroïdes Dimorphos et Didymos pour étudier l'effet d'un impact volontaire effectué par la Nasa afin de dévier leur trajectoire. Le même mois, la mission Bepi-Colombo atteindra sa destination finale en se plaçant en orbite de Mercure.

Avec AFP