Continuité territoriale  : Les parlementaires guadeloupéens Solanges Nadille, Olivier Serva et Dominique Théophile écrivent à Elisabeth Borne sur la desserte maritime des îles du sud

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Continuité territoriale  : Les parlementaires guadeloupéens Solanges Nadille, Olivier Serva et Dominique Théophile écrivent à Elisabeth Borne sur la desserte maritime des îles du sud

Dans un courrier commun, les sénateurs Solanges Nadille et Dominique Théophile ainsi que le député Olivier Serva ont souhaité en  attirer l’attention de la Première Ministre Elisabeth Borne sur la problématique de la desserte maritime des îles de Guadeloupe, avec pour objectif l’augmentation du nombre de rotation et la mise en place d’une obligation de service public (OSP).

 

Après la liquidation début décembre de deux filiales de la compagnie Val'Ferry assurant le transport inter-îles entre Marie-Galante, les Saintes, la Désirade et la Guadeloupe continentale, le transport maritime dans l'archipel guadeloupéen s'est réduit en peau de chagrin, notamment sur la desserte Pointe-à-Pitre/Grand-Bourg de Marie-Galante. Désormais, seule la compagnie l'Express des Iles effectue les liaisons entre Pointe-à-Pitre et l'île de Marie-Galante avec deux rotations journalières. A l'approche des fêtes de Noël, un certain nombre de Marie-Galantais n'ont pu rejoindre leur île natale, faute de places disponibles sur les navettes maritimes.

Face à cette situation, les représentants de la région et du département de Guadeloupe, les parlementaires, les maires et la présidente de la communauté de communes de Marie-Galante se sont réunis hier à Grand-Bourg de Marie-Galante pour évoquer, avec les représentants des associations de résidents et des acteurs économiques, la problématique de la desserte maritime de l’île. Deux priorités ont été évoquées : l’augmentation du nombre de rotation – aujourd’hui limité à deux par jour – et l’imposition d’une obligation de service public (OSP) à l’instar de celles existant en Corse.

Dans leur courrier, Dominique Théophile, Solanges Nadille et Olivier Serva réclament ainsi « une action urgente de la part des pouvoirs publics et en particulier de l’État » afin de garantir le principe de continuité territoriale.
Ils proposent ainsi une rencontre dans le courant du mois de janvier « afin d’évoquer les conditions de la participation financière de l’État à la mise en œuvre d’une obligation de service public pour la desserte maritime de Marie-Galante, mais également des Saintes et de La Désirade.