Aérien : Air France quitte Orly, sauf pour les liaisons avec la Corse

Aérien : Air France quitte Orly, sauf pour les liaisons avec la Corse

Présents depuis 1946, les derniers avions bleu, blanc et rouge de la compagnie nationale Air France ont quitté l'aéroport d'Orly pour s'installer à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Parmi les derniers vols opérés depuis Orly vendredi, celui vers La Réunion.

À partir de dimanche, il ne restera plus que quelques avions Air France pour réaliser les liaisons vers la Corse. Depuis l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, le groupe proposera désormais douze vols par jour vers Toulouse et Nice, dix vers Marseille, en plus de ses liaisons vers les Antilles, la Guyane et La Réunion. Quant à Orly, les créneaux Air France dédiés à Marseille, Toulouse et Nice sont repris par Transavia, sa filiale à bas coût.

Depuis cette annonce de départ en octobre 2023, Air France a plusieurs fois expliqué que ses liaisons étaient déficitaires, avant même la crise sanitaire du Covid-19. La situation a empiré après la pandémie : la fréquentation de ses vols au départ d'Orly vers Marseille, Toulouse et Nice a diminué de 40% entre 2019 et 2023, à cause notamment du développement du télétravail, des visioconférences, ou encore du renforcement de l'offre des trains.

En basculant ses vols d'Orly vers Paris-Charles-de-Gaulle, hub international, Air France compte attirer une clientèle d'affaires et des passagers qui ont besoin d'aller à Paris-Charles-de-Gaulle pour partir ensuite vers l'étranger. Pour les Outre-mer, il s’agira aussi de mieux connecter ces territoires à son offre internationale opérée depuis CDG. 

À Orly, Transavia pourra proposer des prix plus bas et ses clients continueront à bénéficier de l'offre fidélité du groupe Air France-KLM. « Pour les 'low-cost' déjà installés à Orly, ça va être globalement plus difficile qu'avant, on va voir des tarifs plus compétitifs. L'écart dont pouvait bénéficier un EasyJet jusqu'à présent sur l'aéroport d'Orly sera beaucoup plus difficile à soutenir face à un Transavia », note Arnaud Aymé, consultant spécialiste des transports au cabinet Sia, au micro de France Inter.

Pour rappel, la compagnie nationale effectuait déjà ses vols vers la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie depuis Paris-Charles-de-Gaulle, étant des destinations nécessitant des escales internationale (Los Angeles et Tokyo). La compagnie avait récemment commencé le déménagement à CDG de ses vols vers les DROM. 

Avec AFP