Quelque 1,83 million d'euros a été saisi en Polynésie après une enquête pour « blanchiment aggravé de capitaux », a indiqué jeudi (vendredi à Paris) le parquet de Papeete dans un communiqué.
Lors d'une opération coordonnée le 26 janvier, la gendarmerie et l'antenne locale du GIGN ont interpellé 18 personnes, toutes placées en garde à vue. Au terme des gardes à vue, deux personnes ont été placées en détention provisoire et six sous contrôle judiciaire, indique le parquet.
Quarante témoins au total ont été auditionnés. Les suspects sont une famille et son entourage. Selon le communiqué, « les personnes concernées ne disposaient d'aucune activité professionnelle connue » mais avaient acheté des véhicules neufs et tenté d'acquérir des terrains. La justice a aussi saisi un camion, plusieurs véhicules, des engins de chantier, un jet-ski et des bateaux.
Aucune saisie de drogue n'a été réalisée dans cette affaire, mais certains mis en cause étaient déjà « défavorablement connus des services judiciaires, notamment pour des faits similaires en lien avec l'importation de produits stupéfiants », précise le communiqué du parquet. « La lutte contre le blanchiment est un axe fort du plan anti-stupéfiants et de la politique pénale du parquet », a déclaré à l'AFP la procureure Solène Belaouar.
Le 23 janvier, dans une affaire distincte, la police nationale avait retrouvé 42 kilos de méthamphétamines (appelé « ice » localement), dont 39 kilos dans les bagages d'un croisiériste polynésien aux Marquises. Selon le parquet, il s'agit d'une « saisie record de méthamphétamine destinée au territoire polynésien ». Cinq hommes avaient été arrêtés dans cette affaire.
La marine nationale a par ailleurs saisi 4,87 tonnes de cocaïne destinée au marché australien sur un navire de pêche dans la zone maritime polynésienne, le 19 janvier.
Avec AFP























