Cette colonie de Porites rus est « exceptionnelle » pour l’association . Ce monument naturel, connu des habitants de la région des îles Mariannes où il se trouve, a été mesuré par des scientifiques de la National oceanic and atmospheric administration qui ont confirmé son gigantisme : 62 mètres à la base et 31 mètres de large au sommet. Une taille qui permet d’évaluer son âge à 2 000 ans. Précisionsa vec notre partenaire Radio 1.
C’est l’association Tama no te tairoto qui fait connaitre cette information du National oceanic and atmospheric administration (Noaa) qui a pu mesurer un Porites rus des îles Mariannes et constaté qu’il était le plus grand découvert jusqu’à aujourd’hui. 62 mètres à la base et 31 mètres de large au sommet ont estimé des scientifiques du Noaa. Ce corail, était déjà connu des habitants de la région, mais ce n’est que récemment que des scientifiques ont pu faire « les premières mesures approximatives ». Résultat, ce corail couvre environ 1 300 mètres carrés : « Il s’agit du plus grand corail Porites jamais recensé, environ 3,4 fois plus grand que l’énorme colonie de corail Porites signalée en 2020 aux Samoa américaines », peut-on lire sur le site de la Noaa.
Son âge aussi est impressionnant. Il a pu être évalué avec sa taille et à raison d’une croissance d’un centimètre par an, il pourrait avoir plus de 2 050 ans. Des chiffres exceptionnels qui s’expliquent peut-être par sa situation. Il vit dans la caldeira de Maug, dans la Fosse des Mariannes. Un lieu qui intrigue les scientifiques depuis des années, est-il précisé dans l’article de la Noaa. « La caldeira est connue comme un « laboratoire naturel » en raison de ses évents de dioxyde de carbone uniques. Dans une zone, le gaz jaillit des évents et crée des conditions océaniques acides, permettant aux scientifiques d’étudier comment des organismes, comme le corail, pourraient réagir à ces conditions à l’avenir. Les conditions acides n’affectent que les habitats situés à quelques mètres des évents et n’ont aucun impact sur le corail massif qui prospère à seulement quelques centaines de mètres de là. » La docteure Hannah Barkley a dit trouver « remarquable de voir ces deux extrêmes : un méga corail florissant d’un côté et une zone morte de l’autre ». Pour l’association Tama no te tairoto, c’est « une découverte fascinante qui montre la résilience de certains coraux, malgré les menaces globales comme le réchauffement et l’acidification des océans ».
Un nom qui honore le patrimoine local des peuples autochtones devrait lui être donné.
Par Radio 1





















