Une délégation de l’Inspection générale de la justice (IGJ) est en mission en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna du 16 au 23 février 2026. Conduite par Vincent Le Gaudu, inspecteur général de la justice, elle comprend également trois inspecteurs : Marie Derain de Vaucresson, Aline Batoz et Benoît Belvalette. Cette mission s’inscrit dans un mandat confié par le Garde des Sceaux visant à étudier les possibilités d’adaptation du service public de la justice des mineurs dans les territoires ultramarins.
La délégation a été reçue mardi par Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie chargée de la protection de l’enfance. À cette occasion, elle a présenté l’état des infrastructures de la direction de la Protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ) à Nouville, fortement endommagées lors des émeutes de mai 2024.
La visite a notamment porté sur le foyer d’accueil d’urgence et d’orientation (FAUO) ainsi que sur le foyer d’accueil éducatif (FAEN). Les perspectives du chantier de reconstruction, piloté par la direction des Achats, du patrimoine et des moyens (DAPM), ont été évoquées au cours de ces échanges.
La mission s’est poursuivie au foyer d’action éducative de Païta (FAEP), où les inspecteurs ont rencontré les équipes éducatives et pris connaissance des conditions de travail sur place. Les discussions ont notamment abordé les difficultés rencontrées au quotidien, en particulier les enjeux liés au recrutement d’éducateurs spécialisés.
Cette mission d’inspection accorde une attention particulière au statut institutionnel spécifique de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna, notamment en matière de répartition des compétences entre l’État et les collectivités. Elle vise à établir un état des lieux de la justice des mineurs en Outre-mer, tant sur le plan civil que pénal, en examinant la mobilisation des acteurs en charge de la protection de l’enfance, de la protection judiciaire de la jeunesse et de l’administration pénitentiaire.
À l’issue de ses travaux, la délégation doit dégager des éléments de prospective propres à chaque territoire afin de formuler des propositions d’adaptation du dispositif existant, en tenant compte des enjeux locaux et de l’évolution des formes de délinquance.
Damien CHAILLOT























