Nouvelle-Calédonie : L'indépendantiste Roch Wamytan réélu à la tête du Congrès

©Congrès de la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie : L'indépendantiste Roch Wamytan réélu à la tête du Congrès

L'indépendantiste Roch Wamytan (UC-FLNKS) a été réélu mercredi 28 juillet à la présidence du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, profitant de divisions chez les non indépendantistes et à quelques mois du dernier référendum sur l'indépendance le 12 décembre.

La dernière mandature de l'accord de Nouméa (1998) court de 2019 à 2024 et la présidence de l'assemblée délibérante est renouvelée chaque année. Roch Wamytan a été élu dès le premier tour, avec 29 suffrages sur 54, rassemblant sur son nom les 26 élus des deux composantes du FLNKS -l'Union Calédonienne (UC) et l'Union nationale pour l'indépendance (UNI)- ainsi que les trois voix de l'Éveil Océanien (EO), petite formation issue de la communauté wallisienne et futunienne.

Milakulo Tukumuli, leader de l'EO, avait conditionné son vote en faveur des non indépendantistes à la présentation d'un candidat unitaire, ce que les différentes formations de ce camp ne sont pas parvenues à faire. Malgré d'intenses discussions ces derniers jours, les deux groupes non indépendantistes - Avenir en Confiance (AEC) et Calédonie ensemble (CE, centre droit) - ont chacun présenté une candidate : Virginie Ruffenach et Annie Qaeze.

Le scrutin a divisé la coalition majoritaire de l'AEC puisque Virginie Ruffenach, du parti Le Rassemblement-LR (composante de l’Avenir en Confiance), n'a pas fait le plein de voix, n'obtenant que 7 des 19 suffrages sur lesquels elle aurait pu compter. Douze élus de l’Avenir en Confiance se sont abstenus en raison d'un accord trouvé en début de semaine avec le parti CE sur la candidature unique d'Annie Qaeze, assortie d'une alternance en 2022. Ce que le parti de Virginie Ruffenach (Rassemblement-LR), a repoussé.

Avec la réélection de Roch Wamytan, les indépendantistes du FLNKS dirigent désormais les deux principales institutions de Nouvelle-Calédonie après avoir pris le 8 juillet la présidence du gouvernement collégial. « Pour la première fois depuis l'accord de Nouméa, se dessine une conjoncture institutionnelle inédite », a déclaré Roch Wamytan, évoquant « un immense défi qu'il faudra relever impérativement et collectivement ».

Quel que soit le résultat du référendum du 12 décembre, l'État et les acteurs calédoniens ont décidé qu'il serait suivi d'une période de transition de dix-huit mois avant un « référendum de projet » d'ici juin 2023.

Avec AFP.