« La direction et les actionnaires » du groupe français minier Eramet, principalement la famille industrielle Duval et l'État, sont « pleinement engagés pour la réussite de l'augmentation de capital » annoncée en février, « dans le meilleur intérêt de l'entreprise », selon un message transmis à l'AFP mercredi.
Le groupe, maison mère du minier calédonien SLN, et qui produit du manganèse, du nickel, des sables minéralisés ou du lithium, avait annoncé mi-février un projet de recapitalisation à hauteur d'environ 500 millions d'euros en 2026, après une année 2025 difficile. Ses principaux actionnaires, la famille industrielle Duval (37% du capital) et l'État (27%), avaient donné leur accord sur l'opération.
« Les principaux actionnaires d'Eramet ont réaffirmé leur soutien à la stratégie du groupe ainsi qu'au plan de financement annoncé le 18 février », indique l'entreprise mercredi. Cette annonce intervient après que le Financial Times a publié un article indiquant mercredi que la famille Duval avait mandaté la banque d'affaires franco-américaine Lazare pour étudier une possible cession de ses parts, dans le cadre de l'augmentation de capital en préparation.
« La décision de la famille Duval de mandater un conseiller est une pratique courante » dans le cadre de ce type d'opération, a commenté Eramet dans un message transmis à l'AFP. La famille Duval n'a pas souhaité faire de commentaire.
Elle détenait fin 2024 un peu plus de 10,6 millions d'actions Eramet, valorisant sa participation à un peu plus de 560 millions d'euros au cours de 52,7 euros observé mercredi vers 16h (14h GMT). Si elle décidait de ne pas réinvestir, l'augmentation de capital entraînerait une dilution de sa participation dans l'entreprise dont la capitalisation était mercredi après-midi d'environ 1,5 milliard d'euros.
Les actionnaires « ont confirmé leur engagement à voter en faveur des résolutions nécessaires » à l'augmentation de capital « lors de la prochaine Assemblée générale en mai, en vue de la réalisation de l'opération au second semestre 2026 », a encore indiqué Eramet, qui communiquera sur son activité du premier trimestre 2026 le 23 avril.
Le groupe minier, qui compte plus de 10 000 salariés dans 16 pays d'implantation dont la Nouvelle-Calédonie, a subi une perte nette de 477 millions d'euros en 2025 et connu des turbulences dans ses équipes dirigeantes, avec notamment le départ de son directeur général quelques mois après son entrée en fonction.
Dans ce contexte, Christel Bories, PDG du groupe pendant près d'une décennie avant de souhaiter prendre du champ en restant présidente du conseil d'administration, a repris la direction générale d'Eramet depuis février.
Avec AFP





















