En Nouvelle-Calédonie, la fréquentation touristique en 2025 entre transition et relance

©CCI NC

En Nouvelle-Calédonie, la fréquentation touristique en 2025 entre transition et relance

Selon l’ISEE, l’Observatoire du tourisme et Nouvelle-Calédonie Tourisme (NCT), l’archipel a accueillis, en 2025, 58 421 touristes par avion, et 250 924 croisiéristes. « La destination confirme son entrée dans une phase de transition, mais aussi l’émergence de signaux clairs de reconquête post-crise » constate-t-on.

« Nous avons reconquis 47% du trafic aérien touristique et 73% des croisiéristes par rapport à 2023 » note NCT. « Il reste donc encore du chemin à parcourir car la crise de 2024 a lourdement affecté l’image et l’attractivité de la destination, malgré le travail de rassurance engagé auprès de nos marchés ».

Le nombre de touristes arrivés par avion en 2025 s’élève à 58 421. Un chiffre qui reste légèrement en-dessous de 2024 (59 399), en raison du premier trimestre de 2024, durant lequel la fréquentation était proche de 2023. Côté croisières, 250 924 passagers ont accosté sur l’archipel dans 81 paquebots. C’est une hausse de 31% par rapport à 2024, avec une grande disparité des escales : Nouméa et Lifou concentrent l’essentiel des croisiéristes.

L’office du tourisme calédonien constate donc « une reprise bien réelle et progressive », « lente » mais qui s’accélère au fil des mois. Pour janvier 2025, la fréquentation touristique était encore à 67% (3 446 touristes arrivés par avion) par rapport à 2023 (10 307). Cette différence s’établit à moins 40% en décembre dernier (8 601 contre 14 332).

Dans le détail, la reprise s’est d’abord appuyée sur l’Hexagone, « premier bassin émetteur avec 42% des arrivées et un taux de reconquête de 68% par rapport à 2023, avec une durée moyenne de séjour de 32 jours ». Suivent les « autres marchés affinitaires de proximité » comme Wallis et Futuna, puis l’Australie (20% des arrivées, 48% de reconquête, séjour moyen de 9,2 jours) et la Nouvelle-Zélande (4% des arrivées, 18% de reconquête, séjour moyen de 11 jours).

Le secteur touristique en Nouvelle-Calédonie bénéficie enfin d’un « environnement plus favorable à une relance efficace ». « Bien que toujours contraint, l’écosystème touristique s’est nettement amélioré » salue l’office qui note l’abaissement des niveaux d’alerte voyageurs sur l’ensemble des marchés émetteurs, le rétablissement progressif de la capacité aérienne et le renforcement de l’offre touristique et hôtelière et la mobilisation des acteurs autour d’une feuille de route commune.

D'autre chiffres ici