Un contrat d’engagement de 100 millions d’euros a été signé pour 2026 entre l’État et le Département-Région de Mayotte afin de soutenir les politiques sociales et les transports scolaires. Une enveloppe attendue, dont la pérennisation reste une demande forte de la collectivité. Un sujet de notre partenaire France Mayotte Matin.
L’État et le Département-Région de Mayotte ont signé un contrat d’engagement pour 2026, prévoyant une enveloppe de 100 millions d’euros destinée à soutenir plusieurs politiques publiques sous tension. Cette signature intervient plus tôt dans l’année que les précédentes, avec pour objectif de permettre à la collectivité de disposer rapidement de trésorerie.
Ben Issa Ousseni a insisté sur cet aspect, estimant que cela « va pouvoir fluidifier notre fonctionnement » et permettre « d’avoir de la trésorerie très tôt ». Le président de l’Assemblée de Mayotte a toutefois rappelé une demande récurrente de la collectivité : « que cette dépense puisse être sanctuarisée pour qu’elle puisse s’inscrire dans la durée ». Il a souligné la volonté de ne plus avoir « besoin chaque fois de signer des contrats », évoquant son attente d’un dispositif pluriannuel.
Au-delà de ce contrat, Ben Issa Ousseni a indiqué que « d’autres politiques méritent d’être accompagnées », citant notamment la mobilité, les bourses étudiantes, le STM et la prise en charge des personnes âgées. « Nous souhaitons que l’État puisse nous accompagner », a-t-il ajouté. Il a également précisé que la collectivité attend « les chiffres du recensement pour que nos dotations puissent être recalculées au plus juste ».

De son côté, le préfet de Mayotte a rappelé l’origine de ce contrat, en lien avec « un rapport des inspections qui témoigne qu’au moment de la départementalisation, les montants de transfert vers le conseil départemental avaient été insuffisamment calculés ». Il a insisté sur la nécessité de « travailler à la normalisation de cette dotation ». François-Xavier Bieuville a également souligné l’importance des missions concernées, notamment l’Aide sociale à l’enfance et la Protection maternelle et infantile. Concernant les transports scolaires, il a indiqué que « le nombre de caillassages a baissé », tout en jugeant « inacceptable que nous ayons encore des caillassages de bus ».
Ce contrat cible en priorité des compétences structurantes pour le territoire, confrontées à une pression démographique forte et à des besoins en constante évolution. L’enjeu est de stabiliser le financement de ces politiques, tout en améliorant leur mise en œuvre sur le terrain.
Anthony Maltret pour France Mayotte Matin





















