Mayotte :  384 langoustes étudiées dans le lagon pour mieux comprendre les espèces et préserver durablement la ressource

© Université de Mayotte

Mayotte : 384 langoustes étudiées dans le lagon pour mieux comprendre les espèces et préserver durablement la ressource

Pendant 28 heures d’exploration sous-marine, les biologistes de l’Université de Mayotte ont recensé 384 langoustes dans le lagon. Cette mission scientifique, menée avec plusieurs partenaires, vise à mieux comprendre les espèces présentes et à améliorer leur gestion durable dans un environnement marin fragile. Détails avec notre partenaire France-Mayotte Matin. 

Durant plus d’une journée cumulée sous l’eau, les biologistes de l’Université de Mayotte ont sillonné le lagon afin d’étudier les populations de langoustes. Au total, 384 individus ont été observés, offrant un aperçu précieux de la biodiversité locale et de la répartition des espèces. 

Au fil des plongées, une espèce s’est nettement distinguée par sa présence dominante : la langouste grosse tête, Panulirus penicillatus. À l’inverse, la langouste diablotin, Panulirus longipes, s’est révélée plus discrète, notamment chez les juvéniles. Quant à la langouste peinte, Panulirus versicolor, elle demeure rare dans les zones explorées, confirmant les observations déjà faites dans la région. 

Mais cette mission ne s’est pas limitée à de simples observations. Certaines langoustes ont été capturées afin d’être mesurées et étudiées, avant d’être relâchées dans leur milieu naturel. D’autres individus ont été marqués à l’aide de balises spécifiques, permettant aux chercheurs de suivre leurs déplacements et d’analyser leur croissance dans le temps. Parmi les spécimens étudiés, une femelle de langouste grosse tête portant des œufs a notamment été identifiée et équipée d’un marquage T-bar, illustrant l’importance du suivi reproductif pour la préservation des espèces. 

Cette mission a été menée en partenariat avec Créocéan Océan Indien, dans le cadre du projet INCRUST RUN 2024-2026. Ce programme est financé par BESTLIFE 2030 de l’UICN et porté par le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de La Réunion. L’objectif est clair : renforcer les connaissances scientifiques pour mieux protéger les ressources marines. Dans un territoire où la pression sur les écosystèmes reste forte, ces travaux constituent une base essentielle pour une gestion durable du lagon de Mayotte. 

Par France-Mayotte Matin