Le président des États-Unis a annoncé accepter l’accord de restitution des Chagos, signé en mai 2025 entre Londres et Port-Louis, mais a prévenu qu'il défendrait la présence militaire américaine dans cet archipel de l'océan Indien.
« Je comprends que le premier ministre Starmer a passé le meilleur accord possible », a écrit sur son réseau Truth Social le président américain, qui avait dans un premier temps vivement critiqué la décision de Londres de restituer l’archipel à l’île Maurice. Il a assuré avoir eu une discussion « très productive » à ce sujet avec le dirigeant travailliste.
« Mais si cet accord de bail échoue dans un futur proche ou si quiconque menace ou met en péril les opérations et les forces américaines sur notre base, je me réserve le droit de protéger militairement et renforcer la présence américaine à Diego Garcia », a-t-il ajouté, en référence à la base américano-britannique hautement stratégique située sur l’île principale de l’archipel.
« Que ce soit bien clair : je ne permettrai jamais que notre présence sur une base si importante soit compromise ou menacée par de faux arguments ou des absurdités environnementales », a encore écrit le président américain. Donald Trump et Keir Starmer se sont engagés à « continuer à travailler étroitement sur la mise en œuvre de l'accord » concernant les Chagos, a indiqué Downing Street de son côté.
Selon les termes d’un accord signé en mai 2025, le Royaume-Uni restitue les Chagos à l’île Maurice mais conserve un bail de 99 ans sur l’île principale, Diego Garcia, afin de maintenir une base militaire américano-britannique dans cette région stratégique.
« Le fait que le Royaume-Uni abandonne une terre extrêmement importante est un acte de GRANDE STUPIDITÉ, et s’ajoute à une très longue liste de raisons de sécurité nationale pour lesquelles le Groenland doit être acquis », avait dénoncé le président américain sur son réseau Truth Social.
Keir Starmer avait alors déclaré que ce changement de position devait servir à « faire pression (sur lui) et sur le Royaume-Uni », au moment où, comme d’autres pays européens, il avait exprimé son soutien au Groenland face aux velléités du président américain de s’emparer de ce territoire danois.
Avec AFP























