Dans le contexte international actuel marqué par les tensions au Moyen-Orient, le Medef Réunion et sa présidente Katy Hoarau ont exprimé, dans un communiqué, leur « soutien à l’ensemble des entreprises du territoire, confrontées à de nouvelles incertitudes économiques ». Le Medef appelle à anticiper les « enjeux majeurs » et à une réponse « collective » entre entreprises, État et collectivités locales.
« À ce stade, les impacts restent difficiles à anticiper et dépendront largement de la durée et de l’intensité du conflit. Néanmoins, certains signaux sont déjà perceptibles » constate le mouvement des entreprises à La Réunion.
Premier signal : « les prix, notamment ceux de l’énergie et du transport ». « À La Réunion, les prix des carburants étant régulés, leur évolution peut être progressive et réversible, comme cela a été observé lors de précédentes crises, notamment pendant la guerre en Ukraine », rappelle le mouvement patronal. « Toutefois, les hausses du coût du fret maritime et aérien, déjà annoncées par certaines compagnies, pourraient avoir des effets plus larges sur les prix de revient des entreprises ».
« Dans ce contexte, plusieurs enjeux majeurs doivent être anticipés » insiste le Medef Réunion qui liste, en premier lieu, la commande publique « où les prix sont souvent contractualisés ». « Dans des périodes d’inflation, des mécanismes d’adaptation ont déjà été mobilisés par le passé. Il conviendra d’examiner les dispositifs existants permettant de préserver l’équilibre économique des marchés en cours ».
Deuxième enjeu « majeur » à anticiper poursuit le Medef : « les relations commerciales privées, notamment dans la grande distribution, où les conditions tarifaires sont généralement fixées sur des périodes longues. La question de leur adaptation en cas de variation brutale des coûts mérite d’être posée ». Enfin, « la trésorerie et les marges des entreprises, directement impactées par ces évolutions, avec des répercussions possibles sur les prix de vente et, in fine, sur le pouvoir d’achat des consommateurs ».
« Face à ces enjeux, le Medef Réunion appelle à une approche collective et coordonnée » souligne le mouvement. « On ne peut pas importer la guerre à La Réunion. Aujourd’hui chacun cherche un responsable : l’État, les entreprises, les collectivités. Mais la réalité est simple : nous sommes tous dans le même bateau et dans ce contexte, opposer les acteurs entre eux est une impasse. Ce dont La Réunion a besoin, ce n’est pas de désigner des coupables, c’est de construire des solutions ensemble ».
« Notre territoire a déjà démontré sa capacité à faire face à des chocs externes » assure encore le Medef. « Cette capacité repose sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs -entreprises, collectivités, État- et sur leur capacité à dialoguer rapidement pour adapter les règles lorsque cela est nécessaire ».
Le Medef Réunion se dit « pleinement mobilisé » pour « faire remonter les difficultés du terrain, identifier les leviers d’adaptation, et contribuer à la recherche de solutions équilibrées ». « Dans un environnement incertain, une conviction demeure : c’est en agissant ensemble que nous préserverons la solidité de notre économie ».





















