Une vingtaine de cas d'effets indésirables graves liés au vaccin Ixchiq contre le chikungunya ont été recensés depuis le début de l'utilisation de ce produit, a indiqué lundi l'agence du médicament, qui n'a enregistré aucun nouveau décès.
« Depuis le début de la vaccination, 62 cas d'effets indésirables, dont 21 cas graves, ont été déclarés sur le territoire français» avec sur la période du 2 juin au 31 août 2025, « 15 nouveaux cas d’effets indésirables, dont trois cas graves», a précisé l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dans un nouveau bilan.
Ces nouveaux cas d'effets indésirables résultent de déclarations tardives concernant des vaccinations faites avant fin avril et la suspension des injections pour les seniors, selon l'agence, chargée entre autres de la surveillance des vaccins.
Lire aussi : Vaccin contre le chikungunya: 4 nouveaux cas non graves d'effets indésirables, selon l'agence du médicament
Le vaccin Ixchiq du laboratoire Valneva est l'un des seuls disponibles contre le chikungunya, une maladie virale transmise d'un humain à l'autre par le moustique tigre et provoquant des fièvres et douleurs articulaires.
Il s'est heurté à plusieurs difficultés en 2025. Aux Etats-Unis, sa licence a été suspendue fin août après quatre nouveaux cas d'effets indésirables graves, sur fond d'inflexion vaccino-sceptique de la politique sanitaire de l'administration Trump.
En France, son déploiement avait été auparavant perturbé outre-mer à cause de plusieurs signalements d'effets graves, tous chez des personnes âgées, dont au moins un décès dans le département français de la Réunion, frappé début 2025 par une épidémie majeure de chikungunya.
Lire aussi : Chikungunya à La Réunion : la sécurité du vaccin continue à poser question
Pour les plus de 65 ans, le vaccin avait vite été suspendu par la France, puis par l'Union européenne.
L'UE a autorisé à nouveau le vaccin en juillet 2025, jugeant que ces effets secondaires ne remettaient pas en cause son intérêt contre une maladie particulièrement à risque chez les plus âgés. Mais la France a annoncé qu'il restait contre-indiqué aux seniors en attendant une nouvelle évaluation début 2026.
Ixchiq est aussi contre-indiqué chez les personnes au système immunitaire affaibli par une maladie ou un traitement médical, rappelle l'ANSM après un nouveau cas de mésusage chez un patient immunodéprimé.
Il existe également un rare risque d’encéphalopathie et d’encéphalite pour les personnes âgées ayant des maladies associées (trois cas signalés), désormais confirmé par une évaluation européenne et stipulé sur la notice.
Quant au risque potentiel de méningite aseptique post-vaccination, déjà identifié pour des seniors, il est aussi surveillé désormais pour des jeunes adultes en bonne santé après un cas rapporté.
Avec AFP





















