Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a inauguré, vendredi 30 janvier 2026, ses nouveaux locaux situés à Clairière, à Fort-de-France. La cérémonie s’est déroulée en présence de Catherine Lagneau, présidente du BRGM, de Benoît Vittecoq, directeur régional du BRGM Martinique, et d’Aurélien Adam, secrétaire général de la préfecture de la Martinique.
L’événement a été marqué par la coupure du ruban, des discours officiels et la présentation d’une nouvelle carte géologique pédagogique de la Montagne Pelée, réalisée par les équipes locales de recherche et d’innovation. Les nouveaux bâtiments, conçus selon des normes modernes et parasismiques, visent à offrir un cadre adapté aux missions de l’établissement public, spécialisé dans la connaissance du sol et du sous-sol.
Selon le BRGM, ces nouveaux espaces doivent permettre de renforcer ses capacités d’intervention en Martinique, notamment dans les domaines de la prévention des risques naturels, de la gestion durable de l’eau et de l’accompagnement de la transition énergétique. L’implantation à Clairière s’inscrit également dans une volonté de consolider l’ancrage territorial de l’organisme et de développer les partenariats locaux.
Dans des propos rapportés par nos confrères de RCI, Catherine Lagneau, présidente du BRGM, a expliqué les objectifs poursuivis par ce déménagement : « L'objectif était d'offrir à nos collaborateurs de meilleures conditions de travail et aussi de nous rapprocher de l'ensemble de nos partenaires. Nous avons également réduit le temps de trajets pour nos collaborateurs, ce qui fait que nous lançons un nouvel ancrage du BRGM en Martinique. Cela nous donne aussi l'opportunité de croître et pouvoir augmenter notre impact et investissement du BRGM en Martinique. Nous avons aujourd'hui sept salariés en Martinique, qui ont la capacité de mobiliser leurs collègues à Orléans. Le BRGM, c'est un établissement public de recherche comportant plus de 1 000 salariés au service des enjeux des territoires ».
De son côté, le directeur régional Benoît Vittecoq a rappelé les principaux axes de travail du BRGM sur le territoire martiniquais. Toujours au micro de RCI, il a détaillé : « Une de nos premières priorités, c'est de travailler sur cette problématique de ressources en eau et continuer l'amélioration de la connaissance sur les aquifères stratégiques pour pouvoir alimenter en eau les Martiniquais et Martiniquaises. Il y a de la ressource en eau souterraine. La seconde priorité, c'est de continuer à travailler sur les risques naturels, sismiques, volcaniques (...). Notre deuxième thème, c'est la problématique du chlordécone. Nous avons des projets de recherche qui visent à développer des méthodes de dépollution des sols. C'est quelque chose auquel on croit et sur lequel on travaille beaucoup. On souhaite se mobiliser sur les différentes stratégies de gestion des sargasses, en complémentarité de ce qui se fait déjà par d'autres opérateurs en mer. Il y a une problématique de gestion des sédiments pollués, notamment les sédiments de curage de rivières. Nous voulons ainsi améliorer le territoire et les outils économiques à la disposition de la population ».
Avec cette inauguration, le BRGM entend disposer d’un outil de travail à la hauteur de ses missions et poursuivre son engagement au service du développement et de la résilience du territoire martiniquais.























