L’Agence nationale de la recherche lance un appel « Tremplin Outre-mer » pour attirer de jeunes chercheurs sur les territoires ultramarins

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L’Agence nationale de la recherche lance un appel « Tremplin Outre-mer » pour attirer de jeunes chercheurs sur les territoires ultramarins

L’Agence nationale de la recherche (ANR) a annoncé, le 27 février 2026, le lancement d’un nouvel appel à candidatures intitulé « Tremplin Outre-mer », destiné à renforcer l’attractivité scientifique des territoires ultramarins français.

Selon l’ANR, ces territoires constituent des espaces stratégiques pour la recherche française en raison de leurs spécificités environnementales, climatiques, sanitaires, sociétales et culturelles, ainsi que de leur positionnement géographique dans plusieurs bassins régionaux. L’appel, lancé à la demande du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, vise à attirer de jeunes chercheurs et chercheuses internationaux vers les laboratoires ultramarins afin d’y conduire des projets de recherche d’excellence.

Quatre objectifs principaux

Le dispositif poursuit quatre objectifs : attirer et ancrer des chercheurs et enseignants-chercheurs de haut niveau, ayant soutenu leur thèse depuis moins de dix ans, qu’ils exercent en France ou à l’étranger ; structurer et renforcer les écosystèmes locaux de recherche autour de projets scientifiques ambitieux ; favoriser l’intégration des outre-mer dans des coopérations avec les pays de leurs bassins océaniques ; et renforcer la participation des établissements ultramarins aux appels compétitifs européens, notamment Horizon Europe.

Dotée d’une enveloppe de 300 000 euros par projet, incluant les parts de préciput gestionnaire et laboratoire, cette première vague doit permettre de financer trois chaires d’excellence. Les lauréats disposeront de deux ans pour déployer un programme de recherche original, avec un objectif de visibilité scientifique et d’effet structurant pour leurs équipes et leurs établissements.

Des thématiques prioritaires pour les territoires ultramarins

L’appel cible des thématiques jugées prioritaires pour les territoires ultramarins. Les projets pourront porter sur la santé des écosystèmes terrestres et marins – notamment les récifs coralliens, les lagons et les milieux tropicaux – ainsi que sur la santé des populations dans un contexte de changements globaux, climatiques, environnementaux et sociétaux.

Les recherches pourront également concerner l’analyse des risques naturels et de leurs impacts différenciés selon les territoires, en intégrant les dimensions climatiques, environnementales, sanitaires et socio-économiques, dans une perspective de prévention et d’adaptation. Ces travaux s’inscrivent dans l’approche « One Health », qui envisage de manière intégrée la santé humaine, animale et environnementale.

L’appel encourage par ailleurs les interfaces entre sciences du vivant, sciences de l’environnement, sciences du climat et sciences humaines et sociales, afin d’analyser les vulnérabilités des populations et les dynamiques sociales. Les enjeux de souveraineté énergétique et alimentaire des territoires ultramarins figurent également parmi les axes éligibles, notamment à travers l’adaptation des modèles énergétiques et des systèmes alimentaires aux contraintes locales.

Six universités concernées

Les projets devront s’inscrire dans les axes prioritaires définis dans les contrats d’objectifs, de moyens et de performance des établissements hôtes suivants : l’Université des Antilles, l’Université de Guyane, l’Université de La Réunion, l’Université de la Polynésie française, l’Université de la Nouvelle-Calédonie et l’Université de Mayotte.

Le calendrier prévoit une ouverture des candidatures le 27 février 2026 et une clôture le 5 mai 2026 à 15 heures. Les résultats seront annoncés en juillet 2026.