Un site d’orpaillage légal situé à Saint-Laurent-du-Maroni a de nouveau été la cible d’une attaque armée ce lundi en fin de matinée. Les faits se sont produits vers 11h30 sur la piste Paul Isnard, où des individus lourdement armés ont fait irruption sur le site avant d’ouvrir le feu en direction des employés. Les assaillants ont ensuite pris la fuite avec du butin. Focus grâce au reportage et propos recueillis au micro d' Arnaud Behary Laul Sirder de nos partenaires Télé Radio Péyi.
Selon les premières informations communiquées par le parquet, une enquête a été confiée à la section de recherches de la Gendarmerie nationale. Un communiqué officiel du parquet était encore attendu au moment de l’envoi de ces éléments.
D’après les premiers constats, aucun blessé n’est à déplorer malgré la violence de l’attaque. Les tirs ont toutefois provoqué un mouvement de panique parmi les employés présents sur le site. L’opérateur minier, José Mariéma, n’était pas sur place au moment des faits. Contacté après l’attaque, il a tenu à rassurer sur l’état de santé de son personnel.
« Le plus important c’est que les gars n’ont pas blessé mon personnel (…) Ils sont armés, prêts à tirés sur nous. Il n’y a eu aucun blessé, mais ils tirent vers les personnes », a-t-il déclaré.
Les braqueurs seraient repartis avec environ 150 kilos de terre aurifère non triée, selon les premières estimations. Un véhicule a également été volé. Les roues des autres engins présents sur le site ont été crevées, vraisemblablement afin d’empêcher toute poursuite immédiate.
Alertées, les forces de l’ordre sont intervenues à la fois par voie aérienne et terrestre. « La gendarmerie est mobilisée, il y a des hélicos, les gendarmes sont sur la route », a précisé José Mariéma.
Pour l’opérateur minier, ces attaques rendent l’activité de plus en plus complexe. « C’est un peu compliqué de travailler comme ça, mais on va mettre encore plus de dispositifs pour alerter », explique-t-il.
Cette nouvelle agression suscite d’autant plus de colère que ce n’est pas la première fois que ses sites sont visés. Des faits similaires avaient déjà été signalés en mai 2025.























