Quelques 593 vols à main armée ont été recensés en 2025 en Guyane, territoire ultramarin de 300 000 habitants, contre 836 en 2024, soit une baisse de 29% en un an, un taux par habitant qui reste néanmoins « vingt fois supérieur au ratio national », a indiqué mercredi le préfet Antoine Poussier.
Cette baisse est due entre autres, selon le bilan annuel sur la délinquance présenté par les autorités, à un « contrôle plus intense de la circulation des armes à feu », présentes dans trois braquages sur quatre.
En 2025 par ailleurs, 43 homicides ont été commis en Guyane, soit une baisse de 19% sur un an. Pour autant, le département reste le plus meurtrier de France avec 14 personnes tuées pour 100 000 habitants en moyenne, contre 1,5 au national selon le service statistique ministériel de la sécurité intérieure.
« Deux tiers de ces homicides sont des règlements de comptes commis en ville ou en forêt », a précisé Antoine Poussier. « L’usage d’armes à feu est relevé dans 53% des homicides, et dans les trois-quarts des vols avec arme », a poursuivi Antoine Poussier. Ces armes proviennent « pour la majorité des pays voisins de la Guyane », a indiqué le préfet.
Dans ce contexte, le contrôle des flux frontaliers est devenu une priorité des forces de sécurité, a-t-il affirmé. Deux opérations expérimentales, menées par la police aux frontières Est et Ouest de la Guyane, ont été pérennisées en 2025. Elles ont permis la saisie de 22 armes, de dizaines de kilos de stupéfiants et d’interpeller 1 087 personnes recherchées.
A l’échelle de l’ensemble de la Guyane, 482 saisies d'armes ont été effectuées en 2025, soit près de 10 armes par semaine, contre 528 en 2024, dans un territoire de 84 000 km2 partageant une frontière de 510 km avec le Suriname et 730 avec le Brésil.
Un contexte géographique qui confronte la Guyane à une délinquance transnationale avec des zones difficiles à contrôler où prolifèrent l’orpaillage illégal et les trafics d’armes et de stupéfiants.
Avec AFP























