L'un des plus gros barrages routiers de Guadeloupe, fruit de la contestation sociale née mi-novembre du refus de l'obligation vaccinale des soignants et pompiers, a été démonté par les forces de l'ordre, a indiqué la préfecture de région mardi.
"Cette nuit, les forces de l'ordre ont débloqué les barrages implantés sur la commune de Sainte-Rose", a annoncé cette autorité dans un communiqué.
Le barrage de La Boucan, à Sainte-Rose, était constitué de près de 20 barricades sur près de 10 km. Quasiment hermétique à tous les véhicules sous la garde de plusieurs collectifs, il a finalement été déblayé par des forces de gendarmeries après trois semaines de blocage.
Trois personnes ont été interpellées "dans le calme et sans affrontement", a-t-on appris auprès de la gendarmerie.
"L'action des forces de sécurité a permis, dans le même temps, de maintenir la circulation sur l'ensemble du territoire", souligne la préfecture qui mentionne également deux autres personnes interpellées aux Abymes.
Né du refus de l'obligation vaccinale contre le Covid-19 pour soignants et pompiers, le mouvement social qui touche la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin s'est étendu à des revendications politiques et sociales, notamment contre la vie chère, occasionnant violences, pillages et incendies. Au point que Guadeloupe et Martinique ont été placées sous couvre-feu.
Mardi, des procès de personnes impliquées dans les mouvements anti-vaccination se tiennent en Guadeloupe A Pointe-à-Pitre, se tient une audience concernant les menaces de morts présumées prononcées par un syndicaliste à l'encontre du directeur du CHU Gérard Cotellon.
Dès 8 heures du matin, de nombreux militants étaient rassemblés devant le tribunal en guise de soutien.
Des médecins et représentants du CHU ont dû rebrousser chemin face aux invectives et à la pression de la foule contenue par un cordon de police.
Avec AFP





















