La campagne sucrière doit débuter le 19 février en Guadeloupe à l’usine Gardel, mais les négociations sociales sont toujours au point mort. À quelques jours du lancement, la filière canne démarre dans un climat de tensions persistantes et d’incertitudes agricoles. Précisions avec notre partenaire RCI Guadeloupe.
À trois jours du démarrage, syndicats et direction ne sont toujours pas parvenus à un accord. Un contexte tendu qui pourrait peser sur le déroulement de la campagne sucrière 2026.
Malgré cinq réunions de négociation, aucun accord social n’a été trouvé entre les syndicats et la direction de l’usine Gardel. Après une année 2025 difficile, marquée par d’importantes pertes, la filière canne espérait repartir sur de meilleures bases, mais les discussions restent bloquées.
Des incertitudes sur la production agricole
L’UGTG accuse le patronat d’imposer un représentant qui ne serait plus mandaté par aucun syndicat, une pratique jugée illégale et destinée à freiner les discussions. Les syndicats dénoncent également l’absence de transmission des données de production des trois dernières années, qu’ils jugent indispensables pour mener des négociations sérieuses.
Selon la secrétaire générale, Maïté Hubert M'toumo, les patrons convoquent les négociations au dernier moment. Les travailleurs sont pris de court et doivent démarrer la campagne sans accord, dos au mur. Une situation qui se répéterait d’année en année.
À ces tensions sociales s’ajoutent des inquiétudes sur la production. L’an dernier, près de 300 000 tonnes de cannes sont restées dans les champs, un coup dur pour la filière. Cette année, l’objectif de Gardel est de produire 418 000 tonnes de cannes à sucre, et Marie-Galante devrait en produire environ 60 000 tonnes supplémentaires à partir de mars.
Par RCI Guadeloupe























