En visite en Guyane, le président de la Fédération française de Tennis séduit par le potentiel du territoire

Marc-Olivier Anatole - Maire adjoint délégué au développement sportif à la Ville de Cayenne a accueilli une délégation de la Fédération Française de Tennis et de la Ligue de Tennis de Guyane © Ville de Cayenne

En visite en Guyane, le président de la Fédération française de Tennis séduit par le potentiel du territoire

Le président de la Fédération Française de Tennis, Gilles Moretton, a effectué une visite de trois jours en Guyane. Accompagné de sa délégation, il est allé à la rencontre des clubs et des élus pour évoquer les enjeux du tennis local : infrastructures, formation des entraîneurs, accompagnement des jeunes talents et développement de la compétition. Gilles Moretton était l’invité de Jean-Marc Faham lundi 28 avril dans l’émission Sport Péyi de notre partenaire Radio-Télé Péyi.

Le président de la Fédération Française de Tennis, Gilles Moretton, a effectué une visite de trois jours en Guyane. Arrivé lundi avec quatre membres de sa délégation, il est venu à la rencontre des clubs, des élus et des acteurs locaux, quatre ans après son dernier déplacement sur le territoire.

Au cœur des échanges : le développement de la pratique du tennis, les difficultés financières rencontrées par les structures, le manque d’équipements sportifs, mais aussi la formation des jeunes joueurs et des entraîneurs guyanais.

Former localement pour construire durablement

Pour Gilles Moretton, la Guyane dispose d’un fort potentiel encore sous-exploité. Il insiste sur la nécessité d’un accompagnement structuré, notamment sur les infrastructures et la rénovation des terrains.« Il y a aujourd'hui en Guyane un potentiel terrible et je pense qu'aujourd'hui, il n'y a que cinquante pour cent du territoire qui est réellement exploité. À nous de réfléchir ensemble à comment on peut aider la Guyane. »

Mais l’un des axes majeurs reste la formation locale des encadrants : « On parlait de former des entraîneurs, mais des entraîneurs sur place. Parce que moi, je ne crois pas beaucoup au parachutage. Il faut former localement des gens qui vont rester. » Une stratégie qu’il qualifie lui-même d’ambitieuse. « C’est une véritable opération de développement. C’est ambitieux. Je pense qu’on peut le faire. On peut le faire ensemble. »

Miser sur la jeunesse et la compétition

Gilles Moretton regrette toutefois les freins liés à l’éloignement géographique, qui compliquent l’accès à la compétition pour les jeunes talents guyanais. « Quand vous avez des jeunes qui jouent bien, se confronter avec les autres, l’émulation crée le développement. » Selon lui, la compétition doit intervenir très tôt dans le parcours des jeunes joueurs : « Dès le début du tennis, on doit les entraîner vers la compétition. Elle va les fidéliser, leur permettre de rencontrer d’autres personnes et de prendre toutes les valeurs du sport. »

Le président de la FFT s’est en revanche félicité de la tenue des deux tournois internationaux ITF, féminin et junior, organisés à Cayenne en janvier et mars derniers. « La grande réussite pour moi, ce sont les deux tournois qui ont existé en ce début d’année. Des tournois internationaux avec onze nationalités différentes. » Pour lui, ces compétitions permettent de susciter des vocations chez les plus jeunes : « Cette dynamique-là va amener des enfants à regarder. Et puis petit à petit, on va développer un esprit de compétition. »

La délégation de la Fédération Française de Tennis quitte la Guyane ce mardi 29 avril, au terme d’un séjour placé sous le signe du développement sportif.

Radio-Télé Peyi Guyane