Signature d’un contrat cadre en faveur des start-up ultramarines entre la French Tech La Réunion, French Bee et Air Caraïbes au salon Vivatech

C’est le rendez-vous annuel incontournable pour les start-up et les institutions souhaitant mettre en lumière les innovations de leurs territoires respectifs : Viva Technology, communément appelé Vivatech, le plus grand événement européen dédié aux start-up a fait son grand retour. Du 22 au 25 mai, le salon des technologies accueille, Porte de Versailles, plus de 2 000 exposants et tout autant d’investisseurs. Parmi les innovateurs, de nombreux ultramarins. Cet événement majeur permet à tous les acteurs du secteur de se rencontrer et à des partenariats de se concrétiser. C’est ce qui s’est passé ce jeudi 23 mai avec la signature d’un contrat cadre entre French Tech La Réunion, French Bee et Air Caraïbes.

 

C’est sur le stand Business France dédié aux innovations des Outre-mer que Brannon Winn, représentant les compagnies aériennes French Bee et Air Caraïbes, et Mamodraza Mamodaly, trésorier de la French Tech La Réunion, ont signé, lors de la deuxième journée du salon Viva Tech, un contrat-cadre officialisant un tout nouveau partenariat. « Cela fait partie de notre engagement, surtout envers les territoires ultramarins », explique Brannon Winn. « Pour nous, c'est une excellente manière de soutenir ceux qui avancent dans le domaine de la technologie ». À la question "Comment ce partenariat se concrétise concrètement de votre côté ?", le représentant des deux compagnies aériennes répond : « Nous offrons des tarifs très avantageux pour que les start-ups puissent venir dans l’Hexagone chercher des investissements ou nouer des partenariats. Ainsi, elles dépensent moins sur leur trajet et investissent plus dans leur business. » Des propos complétés par Mamodraza Mamodaly : « Il ne faut pas oublier la question de la continuité territoriale. C’est un paramètre crucial pour les entreprises innovantes des territoires ultramarins. Grâce à ce partenariat, nous allons réduire cette fracture entre une start-up basée dans l’Hexagone et une start-up ultramarine. Nous sommes vraiment dans cette politique de continuité territoriale qui permet aux entreprises ultramarines d’avoir les mêmes chances de trouver des investisseurs à des coûts raisonnables. En effet, pour nos entreprises, se déplacer peut représenter un coût neuf fois plus élevé par rapport à une autre basée dans l’Hexagone

 Le début de quelque chose de plus grand

Pour Julie Van Snick, Directrice générale déléguée de la French Tech La Réunion, ce partenariat doit en amener d’autres afin de faciliter, le plus possible, le développement des start-ups réunionnaises. « Il était important d'avoir ce premier levier. C'était un pas essentiel pour nous. Selon les territoires, cela peut varier : cela peut être des bons de réduction ou des facilités tarifaires. Nous avons eu la chance de marquer un petit coup d'éclat avec une délégation de 14 start-ups qui ont pu venir à un coût extrêmement réduit, voire proche de zéro. Nous sommes très reconnaissants envers French Bee, la première et seule compagnie aérienne à nous offrir ce tremplin. Nous espérons pouvoir démocratiser cela et étendre ces partenariats à d’autres domaines… Pour les questions de logement, par exemple ».

Cette convention est signée avec la French Tech La Réunion, mais elle doit se décliner à tous les territoires ultramarins où la French Tech est implantée. « Nous signons au nom de French Tech Réunion, première capitale des Outre-mer, mais nous signons aussi pour l’ensemble des French Tech dans les Outre-mer », précise en effet Mamodraza Mamodaly.

À La Réunion, près de 70 start-ups pourraient bénéficier de cette convention. À l’échelle des Outre-mer, elles sont un peu plus de 200, même s’il est difficile de donner un chiffre avec précision. 

 

Abby Adinani