Digital Festival Tahiti : Une seconde édition pour affirmer les avancées de la « Polynesian Tech »

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Olivier Kressmann président du Digital Festival Tahiti 2018 et 1er Vice-président du Medef en Polynésie ©TNTV

Du 24 au 27 octobre prochain aura lieu, à Papeete, la seconde édition du Digital Festival Tahiti. Rendez-vous incontournable de l’économie numérique polynésienne, le Digital Festival Tahiti rassemble « professionnels, administrations, étudiants et grand public à la découverte des innovations positives de la révolution numérique » en Polynésie. Aux côtés des acteurs de l’économie numérique de la Collectivité, et de ses start-ups, sont également attendus des « leaders mondiaux des toutes dernières technologies ». Pour nous en parler, Olivier Kressmann, président du Digital Festival Tahiti et 1er Vice-président du Medef polynésien, évoque entre autres, la Polynesian Tech « propulseur » de l’esprit French Tech dans le Pacifique. Interview.

Outremers360: Vous êtes président du Digital Festival Tahiti 2018, mais aussi 1er Vice-président du Medef en Polynésie, en quoi est-ce important de réunir les entreprises, entres autres, autour d’événements tels que celui-ci ? 

Olivier Kressmann : Comment pourrait-on aujourd’hui dissocier l’Économie du Digital ? Ce serait juste n’avoir rien compris aux grands enjeux du monde économique qui sont en marcheet font qu’une entreprise existera encore demain. Et pas seulement parce qu’elle a su s’adapter aux attentes de ses clients, mais aussi à celles de ses collaborateurs ! L’entreprise « Mission économie & sociale » c’est tous les jours désormais. En outre, comptant dans sa confédération l’organisation patronale OPEN des professionnels du numérique en Polynésie française, le MEDEF de Polynésie ne pouvait qu’être force de proposition et acteur de l’événement.

La première édition a eu lieu en mars 2017. Quelles seront les grandes nouveautés de cette édition 2018 ?

Indéniablement et en premier lieu le constat de tout ce qui a été fait depuis l’édition 2017 du Digital Festival Tahiti : l’incubateur de startups Prism et le Passeport Digital à la CCISM, la puissante et très enviée rencontre des secteurs privés et publics polynésiens autour d’une véritable feuille de route qu’est Smart Polynesia. Ce sont de grandes nouveautés pour un tissu économique et social restreint comme le nôtre, mais surtout de grandes preuves de maturité reconnue de la Polynésie française. Preuve en est, les sommités européennes qui ont répondues si vite et favorablement à notre invitation pour le #DFT2018. Mais ce n’est qu’un début et les grandes nouveautés 2018 en Digital Business, Intelligence Artificielle & DATA, 3D et Immersion, et Innovation 4.0, il va y en avoir, beaucoup, plus époustouflantes les unes que les autres et surtout accessibles à toutes et tous et de tout âge, que ce soit dans des Ateliers ludiques et créatifs ou dans nos conférences – tables rondes avec nos intervenants internationaux, nos #Smartmeetings.

Le thème retenu cette année est « Polynesian Tech – Construisons notre futur », est-ce qu’on peut dire aujourd’hui que la Tech polynésienne est lancée ? Comment se porte-t-elle ? Que lui manque-t-elle ?

Oui on peut l’affirmer ; la Polynesian Tech est bel et bien lancée et les réponses positives de nos voisins du Pacifique Sud sont là pour nous l’affirmer. Les Pacific Business Days début 2018 l’avaient déjà laissé entendre de la part des nombreuses délégations d’États du Pacifique, qui ont montré un intérêt particulier pour le Passeport Digital, parcours de formation et de coaching pour aider les chefs d’entreprise à réussir leur transition numérique. Six mois plus tard, l’élan et l’adhésion exprimés sont encore plus forts et nous sommes très fiers que la Polynésie française, encouragée et soutenue par l’État, soit le « propulseur» de l’esprit French Tech dans le Pacifique, pour fédérer autour de la Polynesian Tech. Et le plus extraordinaire est que maintenant ce sont les DOM de la Caraïbe qui se mobilisent et que là encore, ce soit la Polynésie qui les guide et leur apporte le feedback d’un vécu tout récent.

Vous avez évoqué la feuille de route Smart Polynesia mis en place par le gouvernement polynésien. Où en sommes-nous de la réalisation de ce plan ?

Ça ne va évidemment jamais assez vite mais Smart Polynesia est désormais une belle signature « Innovation » pour la Polynésie et notamment vue de Paris. Disons que l’une des grandes étapes de l’axe N°2 « Infrastructure & équipements » est en cours de finalisation avec le câble sous-marin Natitua pour l’accès au haut débit des îles éloignées des Tuamotu et des Marquises et que des actions mineures sur les axes N°3 « e-Administration » et N°4 « Numérique sectoriel » ont également été conduites. Mais il est de notoriété, et nul besoin d’être un spécialiste ou un scientifique pour le comprendre, que si le contenant est certes important, c’est encore et toujours le contenu qui prime. Et c’est bien là toute la puissance de Smart Polynesia et de la déclinaison de ses 5 axes donnant ainsi une feuille de route parfaitement mesurée entre Privé et Public sur le plan de développement de l’écosystème numérique 2017-2023 de la Polynésie française. Les félicitations exprimées par le Premier ministre Édouard Philippe en disent long sur la justesse de l’exercice.

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Début 2018, le Président Édouard Fritch a nommé une « TaskForce Smart Polynesia » composée d’acteurs Publics et Privés. Croyez-moi, elles et ils sont tous dans les starting blocks pour animer les Ateliers prévus. Le point d’étape du plan d’actions numériques Smart Polynesia dans la journée B2A du #DFT2018 est pour eux le “top départ” d’une reprise des travaux suspendus depuis la nomination de la nouvelle équipe gouvernementale mais toujours sous l’autorité du même Président Édouard Fritch.

Comment a évolué la filière numérique depuis la 1ère édition du Festival à aujourd’hui ? Est-ce que les initiatives, les projets, les start-ups ont les moyens de durer et se pérenniser ?

Avec le recul, il est vrai que tout est allé très vite. L’incubateur PRISM et ses premiers porteurs de projet, dont Kevin Besson qui a été retenu, au terme d’une sélection mondiale, pour intégrer la première promotion du programme “Fighters” de la fameuse Station F, afin d’y développer sa solution de gestion de ruche connectée, LeadBees. Le Passeport Digital qui permet aux chefs d’entreprise non-salariés de se former et se mettre à bon escient à la page du Digital pour leur activité, etc… Et puis récemment la confirmation du Gouvernement central de venir contribuer à la création du bâtiment totem PACIFIC DIGIPOL, notre future Station F polynésienne. Tous sont des composants importants de l’axe N°1 « Écosystème numérique » de Smart Polynesia.

Mais vous avez parfaitement raison de mettre le doigt sur l’importance des « moyens pour durer et se pérenniser » … Le nerf de la guerre ! C’est tout l’enjeu de l’axe N°5 « gouvernance numérique » qui doit déjà être prioritairement travaillé car on y trouve les sous-thématiques qui donnent un cadre pérenne et donc une visibilité primordiale pour s’investir… et faire investir. Car le digital et son écosystème, c’est déjà et surtout rien d’autre que de l’Économie, de la création d’emploi, de la Valeur Ajoutée donc du Produit Intérieur Brut !  Surtout ne l’oublions pas : nos « concurrents économiques », eux, ne pensent déjà plus autrement, et aussi petit que soit leur tissu économique et social. Plus de « Ici, chez nous en Polynésie, c’est différent » ! Cette nouvelle ère économique digitale est bien au contraire une opportunité exceptionnelle pour notre territoire, son désenclavement, sa connexion au monde, son essor économique et ses emplois de demain. Nous devons y travailler en convergence Public-Privé maintenant. Demain se construit dès à présent, d’où notre thématique du #DFT2018 : “Polynesian Tech – Construire notre Futur” !

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