La Réunion prépare un nouveau système d’alerte aux cyclones

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©Twitter / Pascal Kalou

Le préfet et les maires de La Réunion ont entamé vendredi une concertation visant à faire évoluer le système d’alertes aux cyclones, qui a mal fonctionné lors de précédentes tempêtes.

« L’idée est d’arriver à la prochaine saison cyclonique avec un dispositif amélioré et prenant mieux en compte les spécificités du territoire » comme les pluies et la houle, a expliqué Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion. L’île a été frappée entre janvier et avril par un cyclone et deux tempêtes. Complexe et presque uniquement basé sur la force des vents, l’actuel dispositif d’alertes a été vivement critiqué par la population au cours de ces trois événements météorologiques.

Comme le système ne prend pas en compte le niveau des pluies et la force de la houle, aucune alerte rouge, qui suggère un confinement, n’a été lancée. L’ensemble des établissements scolaires et universitaires ont été fermés, mais les activités économiques n’ont pas été interrompues. De nombreux automobilistes en route vers leur travail se sont retrouvés piégés sur des routes inondées en raison de la houle et menacées par des éboulements.

Lors du passage éclair de la forte tempête Fakir le 24 avril, la pré-alerte cyclonique n’a pas été déclenchée, alors que des vents soufflaient à plus de 170 km/h, accompagnés de pluies diluviennes et d’une houle parfois haute de sept mètres. Faisant écho à la colère des habitants estimant avoir été mis en danger, plusieurs élus ont réclamé la révision du dispositif d’alertes. Le lendemain du passage de Fakir, la ministre des Outre-mer Annick Girardin s’était dite favorable à la mise en place d’un nouveau système qui tiendrait compte de la houle et des fortes pluies et qui existe déjà aux Antilles.

La tempête Fakir avait provoqué la mort d’un jeune couple enseveli dans sa maison par une coulée de boue. Les dégâts, notamment agricoles, avaient été évalués à 15 millions d’euros.

 

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