Vidéo. Edouard Philippe en Nouvelle-Calédonie : « Je souhaite que tous les partenaires politiques et institutionnels prennent leur responsabilité »

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Edouard Philippe entouré des principaux leaders politique calédoniens ©Twitter / Edouard Philippe

Actuellement en déplacement officiel en Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre Edouard Philippe a accordé une interview exclusive à la chaîne Calédonia, ce lundi 4 décembre. Dans cette interview, il revient sur ses déclarations majeures, notamment son souhait que le Congrès saisisse lui-même la date et la question du référendum, ainsi que sur des sujets d’actualité comme la pollution aux hydrocarbures.

« Je ne connaissais pas la Nouvelle-Calédonie », a reconnu le Premier ministre Edouard Philippe, précisant toutefois, « tous ceux qui sont intéressés par la vie politique regardent, observent et essayent de comprendre la Nouvelle-Calédonie ». Pour son premier et très attendu déplacement sur le territoire, Edouard Philippe a notamment dit son souhait de voir le Congrès calédonien saisir la date et formuler la question du référendum d’autodétermination qui doit avoir lieu avant fin novembre 2018. Du « bon sens » pour le Premier ministre : « si comme moi on croit au processus qui a été engagé par les Accords de Matignon puis poursuivi par l’Accord de Nouméa, ça veut dire qu’on pense que les acteurs sont capables de s’entendre pour déterminer les conditions dans lesquelles ils veulent vivre ensemble ». « Je souhaite que tous les partenaires politiques et institutionnels prennent leur responsabilité » poursuit-il, et « d’être à la hauteur des enjeux ».

En visite à Lifou (province des Îles Loyauté) ce dimanche, l’actualité a amené le Premier ministre sur une séquences pollution et transition énergétique. En effet, plusieurs dizaines de kilos de boulettes d’hydrocarbures ont été ramassées sur une plage de Lifou, six mois après l’échouement du porte-conteneurs Kea Trader. « Ce dont on est à peu près certain, c’est que ces boulettes proviennent probablement du Kea Trader », concède Edouard Philippe. 750 tonnes de fioul lourds ont été pompés dès août, mais il en resterait 4 tonnes « d’impompable ». Si au départ le navire devait être rapatrié à Nouméa puis démantelé et recyclé, celui-ci s’étant brisé en deux, son démantèlement devrait intervenir directement en mer. Une procédure qui devrait prendre « beaucoup de temps », explique Edouard Philippe. En attendant, la baignade et la pêche sont toujours interdites sur les lieux pollués, une véritable problématique pour une île, en période de fête et en plein été austral.

Pour la suite de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, Edouard Philippe est attendu mardi à Nouméa, au Congrès calédonien, où il tiendra un discours devant les élus avant son retour à Paris. Une séquence importante qui fermera sa première visite en Nouvelle-Calédonie.

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