Présidentielle 2017: François Fillon mobilise ses troupes Outre-mer à Paris

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Le candidat Les Républicains à la Présidentielle 2017, François Fillon, a rencontré les Ultramarins de l’Hexagone à son QG de campagne, ce mercredi 29 mars. Le candidat a notamment rappelé « les grandes lignes » de son programme et détaillé des positions spécifiques sur certains dossiers Outre-mer.

« Vous connaissez mon projet pour la France : c’est celui du redressement national » a lancé le candidat devant un auditoire de plusieurs centaines de personnes visiblement acquises à sa cause, avant d’en venir au bilan de François Hollande, « les socialistes ont beaucoup promis, mais ils ont peu agi en Outre-mer ». « Le mandat de François Hollande s’achève de manière piteuse, à l’image de la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, écourtant son déplacement catastrophique en Guyane : une conférence internationale interrompue par des manifestants, des délégations étrangères interloquées et l’inauguration du pont sur l’Oyapock annulée ». Pour rappel, le Pont de l’Oyapock a bien été inauguré, mais sans la ministre de l’Environnement.

« Garantir la sécurité pour tous »

« Aujourd’hui les Guyanais expriment fortement leur ras le bol. Je les comprends. En Nouvelle-Calédonie, la délinquance explose et la libre circulation n’est plus garantie, ce n’est pas acceptable », a souligné le candidat. François Fillon a donc promis des « moyens supplémentaires pour les forces de sécurité et pour la justice », « des places de prison supplémentaires pour que les peines de prison soient effectuées » et « une politique pénale qui ne laisse plus de place à l’impunité ». L’immigration clandestine à Mayotte et en Guyane est également dans la ligne de mire du candidat avec un « accès à la nationalité (…) conditionné par le séjour régulier des parents ».

Le chômage, « ce mal endémique »

« Urgence » sur le dossier du chômage, des jeunes notamment. François Fillon veut « donner les moyens aux entreprises ultramarines de créer davantage d’emplois » en mettant « fin à la bureaucratie insupportable et au foisonnement de normes qui entravent les acteurs économiques. Je veux un Etat qui accompagne et qui cesse de bloquer les projets ». Les normes sont également dans le viseur des Medef ultramarins et de la Fedom. François Fillon propose également « une stabilité des aides de l’Etat sur 10 ans et la création d’un statut « d’entreprise franche outre-mer » pouvant aller pour les secteurs les plus exposés à la concurrence jusqu’à une exonération totale de droits et taxes ».

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François Fillon a défendu d’autre points de son programme comme la continuité territoriale, l’éducation avec la « lutte contre l’illettrisme » et « l’insertion des jeunes en difficultés », la santé et « l’offre hospitalière », la création de « 150 000 logements à construire ou rénover sur 10 ans » et la culture: « je veux, dans ce cadre, soutenir une affirmation constructive de l’histoire des Outre-mer qui consolide le vivre ensemble et qui valorise la mémoire des victimes de l’esclavage », a-t-il assuré. Sur la fonction publique en Outre-mer, François Fillon propose de « favoriser le retour des fonctionnaires dans leurs départements d’origine, en donnant davantage de compétences aux CAP locales pour les postes pourvus par voie de mutation ».

Du général au particulier

Défendant l’idée d’être le seul candidat à connaître les Outre-mer, François Fillon a joué la carte de la proximité en évoquant les cas particuliers de certains territoires. Sur la Nouvelle-Calédonie, François Fillon souhaite, sans surprise, « le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ». « Je respecterai, bien entendu, l’Accord de Nouméa », assure-t-il en proposant « des « Etats généraux de l’avenir » », en amont du référendum de 2018.

François Fillon veut également « refonder les relations entre l’Etat et la Polynésie française dans un « pacte de stabilité et de développement » qui réaffirme l’autonomie de la Polynésie française dans la République, garantisse sa libre gouvernance et accompagne l’insertion de la collectivité dans son environnement régional ». Un « Pacte » qui rappelle les fameux « Accords de Papeete » devenus « Accord pour le développement de la Polynésie« . Le candidat Les Républicains n’a pas manqué d’étriller le choix politique de l’ancien allié de poids de la droite Gaston Flosse: « je me refuse à l’idée que ce lien soit distendu dans le statut de « Pays associé » que Monsieur Flosse, reniant ses valeurs, et Madame Le Pen, par opportunisme électoral, nous concoctent ».

« Dès mon élection, je demanderai au Ministre en charge des Outre-mer de se rendre en Guyane pour renouer le dialogue et je signerai un Pacte d’avenir qui soit à la hauteur de ce que nos concitoyens attendent légitimement de l’Etat, c’est-à-dire au premier chef de la considération et des solutions opérationnelles à leurs problèmes concrets », a ajouté le candidat.

 

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