Marine Le Pen à La Réunion: La candidate présente son programme pour les Outre-mer

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©Pierre Marchal / Anakao Press

En déplacement à La Réunion depuis ce dimanche 27 novembre, la candidate à la Présidentielle de 2017 et Présidente du Front national Marine Le Pen, a présenté son programme pour les Outre-mer.

Créer un « Ministère de la Mer et des Outre-mer », supprimer à terme la sur-rémunération des fonctionnaires, appliquer la priorité nationale dans le système scolaire et renforcer la lutte contre l’immigration clandestine: Marine le Pen, en visite à La Réunion, a rendu public lundi son programme pour les Outre-mer.

Devant la presse, la présidente du Front national a répété une nouvelle fois qu’elle souhaitait mettre en place un Ministère de la Mer et des Outre-mer, « de plein exercice ». L’idée était également au programme de Jean-Frédéric Poisson, candidat du Parti Chrétien-démocrate à la primaire de la droite et du centre. Le domaine maritime est « une chance de développement inouï », qui a été « laissé en jachère par les précédents gouvernements », a-t-elle insisté, évoquant, outre le secteur de la pêche, les nanotechnologies, les algues, la désalinisation de l’eau, les énergies, la biodiversité, mais aussi le tourisme avec le développement des croisières. « Je veux donner à la mer une dimension stratégique, et c’est sur l’Outre-mer que notre pays va devoir s’appuyer », a dit la candidate à la présidentielle, en déplacement à la Réunion depuis dimanche, avant de se rendre à Mayotte.

Sur place, elle a rencontré des chefs d’entreprises, des présidents d’associations, des agriculteurs, le président de la chambre de commerce et d’industrie, et le seul maire (divers droite) qui a accepté de la rencontrer, André Thien Ah Koon, maire du Tampon (sud). En matière économique, elle veut attirer les investissements extérieurs en remettant en place des dispositifs d’allègement de charges ou de défiscalisation (dispositifs Pons, Perben, Girardin, etc.) et créer des « Zones ultramarines françaises d’investissement prioritaire », qui permettront de lutter « contre un chômage endémique ».

Face à l’immigration clandestine « totalement dérégulée », notamment à Mayotte, à La Réunion et en Guyane, elle a insisté sur la nécessité de « la fermeté de l’Etat ». Son programme prévoit l’augmentation des effectifs de police aux frontières et des moyens de surveillance. La présidente du FN veut aussi « appliquer la priorité nationale au système scolaire », déplorant que dans certains territoires d’Outre-mer, « l’école est obligée de prendre en charge une immigration de plus en plus importante », une charge « que nous ne pouvons plus supporter », a-t-elle insisté.

Enfin, elle a aussi souhaité supprimer à terme la sur-rémunération des fonctionnaires qui exercent en Outre-mer, justifiée notamment par le différentiel de coût de la vie avec l’Hexagone et pour compenser l’éloignement de la métropole. Elle préconise qu’une « part significative de fonctionnaires » soit issue des territoires, en faisant « un effort particulier pour permettre à la jeunesse ultramarine de rentrer plus facilement dans la Fonction publique ». Nicolas Sarkozy, alors candidat à la primaire de la droite et du centre, avançait la même idée de suppression progressive de la sur-rémunération des fonctionnaires ultramarins, tout comme le président du Medef Pierre Gattaz. Pour le Front national, les Outre-mer constituent un socle électoral très faible. Lors des dernières élections régionales, le parti de Marine Le Pen avait recueilli à peine 2 à 3% de l’électorat ultramarin, historiquement peu sensible à l’idéologie frontiste. Néanmoins, l’insécurité, l’immigration ou encore, les inégalités sociales grandissantes dans les Outre-mer pourraient, à terme, servir à un Front national qui cherche une légitimité sur l’ensemble du territoire national.

Avec AFP.

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