Alain Juppé en Polynésie française: Le candidat écarte le soutien de Gaston Flosse

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Alain Juppé et Edouard Fritch, Président de la Polynésie française ©Mike Leyral / TNTV

En visite en Polynésie française, Alain Juppé a écarté le soutien de l’ex-président du Territoire Gaston Flosse, proche de Jacques Chirac, cofondateur de l’ex-RPR et président du Tahoeraa Huira’atira, puissant parti autonomiste local.

Le candidat à la primaire Les Républicains pour l’élection présidentielle de 2017 a déclaré qu’il ne « s’appuierait pas à l’avenir » sur Gaston Flosse pour « son action politique ici en Polynésie« , même s’il a reconnu avoir entretenu « des relations d’amitiés et de travail » avec ce chiraquien de la première heure. « Ses initiatives ont contribué à l’instabilité qui a affaibli la Polynésie; par ailleurs il a ses démêlés judiciaires, donc je pense qu’il eût été de bon sens qu’il prenne du recul, qu’il se mette en marge de la vie politique active« , a précisé Alain Juppé. Le parti de Gaston Flosse souhaitait présider le comité de soutien à Alain Juppé en Polynésie, et fut même le premier à afficher son soutien pour le maire de Bordeaux. Néanmoins, la présidence du comité de soutien a été accordée à Tearii Alpha, ministre du Logement dans le gouvernement du président Edouard Fritch. Ce dernier, qui fut le lieutenant historique de Gaston Flosse s’est politiquement séparé de son mentor dès son arrivée au pouvoir en septembre 2014.

Alain Juppé et Gaston Flosse en 2003, lorsque le surnommé "Vieux Lion" était encore aux commande de la Polynésie française ©Archives La Dépêche de Tahiti

Alain Juppé et Gaston Flosse en 2003, lorsque le surnommé « Vieux Lion » était encore aux commande de la Polynésie française ©Archives La Dépêche de Tahiti

Le candidat à la primaire Les Républicains a par ailleurs exprimé le souhait que la Polynésie reste française, saluant une « conciliation entre le respect de l’identité polynésienne et en même temps l’unité dans la République« . Interrogé sur la question sensible du nucléaire, Alain Juppé, qui était Premier ministre en 1995 lorsque Jacques Chirac avait repris les essais nucléaires à Moruroa, a dit « assumer » cette décision, tout en reconnaissant leur « impact » sur la santé et l’environnement. Pourtant, le candidat à la primaire Les Républicains affirmait en 1995 « leur totale innocuité sur la santé des Polynésiens » souligne Radio 1 Tahiti. Alain Juppé a par ailleurs lancé une invitation aux principales associations de défense des victimes du nucléaire pour une rencontre. Une demande « limite suicidaire » pour le Père Auguste Carlson, président de l’Association 193 qui prévient, « ce ne sera pas une réunion de politesse« .

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Alain Juppé a prévu de se rendre lundi et mardi dans les îles de Huahine et Raiatea. Il doit aussi rencontrer une association des droits des femmes en Polynésie française et prévoit une réunion publique, mardi soir, dans un restaurant-bar de Tahiti très fréquenté par la jeunesse polynésienne. Avec ce séjour en Polynésie française, Alain Juppé clôture sa campagne dans le Pacifique, entamée en Nouvelle-Calédonie, et dans tout l’Outre-mer puisque le candidat a d’ores et déjà fait campagne à La Réunion et aux Antilles.

Avec AFP.

Dès dimanche, Alain Juppé a pu goûter aux spécialités polynésiennes au Marché de Papeete ©Mike Leyral / TNTV

Dès dimanche, Alain Juppé a pu goûter aux spécialités polynésiennes au Marché de Papeete ©Mike Leyral / TNTV

 

©Mike Leyral / TNTV

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