A l’ONU, les élus calédoniens demandent « l’engagement de la communauté internationale » à un peu plus d’un an du référendum d’autodétermination

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Mickael Forest (Indépendantiste), Gaël Yanno (loyaliste) et Roch Wamytan (indépendantiste) se sont exprimés devant la Quatrième commission des Nations unies ©Capture

Ce mercredi 4 octobre au siège des Nations unies à New York, les délégations d’élus calédoniens, indépendantistes et loyalistes, ont appelé la communauté internationale à s’engager à accompagner la Nouvelle-Calédonie à un peu plus d’un an du référendum d’autodétermination.

Si les élus calédoniens, indépendantistes et loyalistes, se sont accordés sur la nécessaire présence d’observateurs de l’Organisation des Nations Unies avant, pendant et après le référendum, afin de garantir la crédibilité du scrutin, les deux mouvances politiques de Nouvelle-Calédonie ont eu des positions et revendications différentes quant à l’avenir de la Collectivité.

Mickel Forest, de la délégation indépendantiste du FLNKS, a « sollicité » la « haute autorité pour l’envoi d’une mission de visite du Comité spécial durant le référendum ». « Nous devons aider la puissance de tutelle à se libérer des vestiges du colonialisme », a-t-il déclaré. « Les dispositions essentielles de l’Accord de Nouméa ne sont toujours pas respectées », poursuit Mickael Forest, qui cite « le transfert de compétences, la nouvelle génération de contrats de développement mais encore, la gestion des ressources naturelles qui ne profite pas à la population concernée ». Mickael Forest a également pointé du doigt la situation du nouveau gouvernement, élu le 31 août dernier, qui reste sans Président.

« L’indépendance de la Nouvelle-Calédonie n’est ni inévitable, ni inéluctable » a rétorqué Gaël Yanno, qui a porté la voix des loyalistes de la plate-forme Calédonie Ensemble, Le Rassemblement-LR, MPC et Tous Calédoniens. Selon l’élu loyaliste, le processus d’autodétermination ne mène pas forcément à l’indépendance, estimant que la majorité des Calédoniens sont opposés à la pleine souveraineté. « L’importance de ce référendum exige qu’il se déroule dans des conditions de transparence, de sincérité et de régularité (…) incontestable », a-t-il déclaré, rejoignant ainsi la position indépendantiste quant à l’envoi d’observateur. « Contrairement à ce qu’affirment (…) certains responsables indépendantistes, il n’y a (…) ni fraude organisée, ni tricherie, ni anomalie sur les listes électorales », assure-t-il toutefois.

La constitution des listes électorales référendaires et l’inscription d’office des natifs de Nouvelle-Calédonie, de statut civil coutumier ou non, sera le sujet principal du prochain Comité des signataires, dont la date exacte reste en suspens. En effet, le blocage autour de l’élection du Président du gouvernement calédonien serait à l’origine du report du Comité des signataires qui devait avoir lieu en octobre. Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie reviendront à l’ONU en décembre afin de présenter leur projet de société après référendum.

Pour rappel, l’audition des délégations calédoniennes a été reportée d’un jour, en raison de la longue audition des indépendantistes et autonomistes de Polynésie française, ce mardi, toujours devant la Quatrième commission chargée de la décolonisation.

Débat complet – Nouvelle-Calédonie

Débat complet – Polynésie française

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