Quatorzaines en Outre-mer : Un « frein » à la reprise des vols commerciaux

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Alors qu’élus et autorités locales veulent maintenir le principe des quatorzaines en Outre-mer pour tous les arrivants, les compagnies aériennes estimes que le dispositif est « un véritable frein » à la reprise des vols commerciaux et surtout, de l’activité touristique. 

« Personne ne voyagera avec une obligation de quarantaine au départ ou à l’arrivée. Il nous faut des dates précises », a déclaré Michel Monvoisin, PDG de la compagnie Air Tahiti Nui, à l’issue d’une réunion entre les compagnies qui desservent la Polynésie, et le Vice-président de la Collectivité du Pacifique. « On est prêt. On peut redémarrer dès que possible. Mais on attend de voir dans quelles conditions on devra opérer », a-t-il poursuivi. De son côté, interrogé avec toutes les compagnies qui desservent les Outre-mer, le Secrétaire général d’Air Austral estime que ces quatorzaines constituent « un véritable frein » à la reprise du tourisme.

Du côté du gouvernement, on cherche une « alternative ». Jean-Baptiste Djebbari avait évoqué des « corridors sanitaires » avec tests, passages dédiés dans les aéroports mais là encore, une quatorzaine divisée en deux : une semaine avant le départ et une semaine à l’arrivée. Sachant que le séjour moyen des touristes en Polynésie, avant la crise, durait environ deux semaines. De son côté, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, évoquait une autre alternative sur laquelle la ministre des Outre-mer travaillerait.

« Vous faites un test quatorze jours avant votre départ, vous en feriez un, peut-être, la veille ou le matin même, et un autre sept jours plus tard, pour s’assurer, à tout moment, que vous n’êtes pas porteur », avait-il expliqué. « Le travail est en cours, car il faut s’assurer que du côté de la santé, du point de vue scientifique, cela ait du sens, mais je tenais à le signaler parce que c’est vrai que les logiques de quatorzaine, même si elles sont en fait dans une résidence que l’on connaît, sont très exigeantes ». En Corse, le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni a évoqué l’idée d’un « green pass » qui consisterai en une sorte de passeport sanitaire, obligeant les passagers entrant en Corse à partir de la fin juin de présenter un test négatif.

Covid-19 : Les transporteurs aériens des Outre-mer en plein brouillard

En attendant, les compagnies desservant la Polynésie françaises et reçues ce mardi par le numéro 2 du gouvernement local ont évoqué une possible reprise des vols commerciaux « fin juin, début juillet ». Une date soumise toutefois à un éclaircissement des conditions sanitaires pour voyager et surtout, à la réouverture des frontières des pays voisins. Si les compagnies n’ont pas de réponses avant début juin, elles devront une nouvelle fois annuler leurs programmes de vols du mois de juillet. « La volonté du gouvernement est de maintenir les efforts en termes de mesures barrières adoptées par les Polynésiens, tout en favorisant la reprise progressive de l’activité économique », a-t-on assuré du côté de l’exécutif polynésien.

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  1. GILLES NOUVEL

    Les élus de la Guadeloupe veulent plomber complètement le tourisme

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