Polynésie: Les îles Australes vous expliquent les Aire marines protégées en BD

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En avril 2016, les habitants des îles Australes en Polynésie française ont présenté et défendu la création d’une grande réserve marine dans les eaux de l’archipel. Un an après, ils poursuivent leurs actions de sensibilisation avec, entres autres, la création d’une bande dessinée explicative sur les aires marines.

Réalisée par l’illustrateur Benjamin Bécue, en partenariat avec l’association Rāhui Nui nō Tuha’a Pae, Te Ora Naho – Fédération des Associations de Protection de l’Environnement (Fape) et Pew Polynésie, la deuxième version de la bande dessinée sur les aires marines est sortie cette semaine. « Cette seconde version concerne plus spécifiquement le projet de réserve marine des iles Australes, le Rāhui Nui nō Tuha’a Pae, proposé par la population de l’archipel », explique Solange Opeta, Vice-présidente de l’association éponyme.

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« Elle présente de manière pédagogique le contexte de surpêche mondiale, la démarche initiée par les communes des îles Australes pour la création d’une grande réserve marine dans leurs eaux, et les bénéfices potentiels pour l’économie, la pêche et le tourisme dans l’archipel et pour la Polynésie française. Ces illustrations connaissent un grand succès et sont déjà reprises pour différents supports ou organisations », assure-t-elle. Ludique, cette bande dessinée se veut également transfrontalière, mettant en exergue des sujets touchant tous les océans: surpêche, menaces qui pèsent sur la population mondiale de thon ou encore, la pêche traditionnelle ou artisanale.

La première version de la bande dessinée de l’association « concernait les bénéfices des grandes Aires Marines Protégées » de façon plus large, « et les opportunités de celles-ci en Polynésie française ». En septembre 2016, alors qu’il était à la 10ème Conférence des dirigeants des îles du Pacifique, le Président de la Polynésie française annonçait « la création d’une grande Aire Marine Gérée dans l’ensemble de la ZEE de Polynésie française« , à l’horizon 2020. « La société civile de Polynésie recommande la protection stricte d’au moins 30% des eaux polynésiennes au sein de cette zone de gestion, et soutient les projets de grandes Aires Marines Protégées des Australes et des Marquises », explique Solange Opeta.

D’autres actions de sensibilisation sur le terrain

Sur le terrain, l’association organise de nombreuses actions de sensibilisation à destination de la population. « La pirogue double traditionnelle Fa’afaite revient d’une expédition aux Australes pour soutenir le Rāhui Nui nō Tuha’a Pae. De nombreux évènements ont été organisés dans les îles de Raivavae, Tubuai, Rurutu et Rimatara pour accueillir la pirogue traditionnelle et sensibiliser la population à l’importance du projet de réserve marine ».

Les associations polynésiennes remettant le message "Aupuru te Moana" à l'équipage du Hokule'a ©Pew

Les associations polynésiennes remettant le message « Aupuru te Moana » à l’équipage du Hokule’a, le 14 avril dernier ©Pew

Le 14 avril dernier, la sphère environnementale polynésienne a remis un message, « Aupuru te Moana » (prenons soin de notre océan, ndlr), à l’équipage de la pirogue Hokule’a. Dans ce message, quatre grands engagements ont été définis: préserver la culture ancestrale liée à l’océan (le principe de Rāhui), préserver les ressources marines exceptionnelles, créer un « réseau de Grandes aires marines protégées » et agir contre le changement climatique.

Protégeons les Océans de Polynésie française (Tome 1)

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