Polynésie française: Un concours littéraire lancé par la Délégation polynésienne à Paris

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©Délégation de la Polynésie française à Paris

La Délégation de la Polynésie française à Paris a lancé, vendredi 24 mars, un concours littéraire sur le thème du déracinement. La date limite de dépôt des oeuvres a été fixée au 30 juin 2017.

Lancé à l’occasion du Salon du Livre de Paris, cette première édition du concours littéraire de la Délégation de la Polynésie française est axé sur le thème du déracinement. « Il s’adresse à tous les Polynésiens, mais aussi les Polynésiens de cœur » nous expliquait la Délégation, « la seule exigence est que ce déracinement concerne la Polynésie ». En partenariat avec l’Association des Editeurs de Tahiti et ses Iles, Air Tahiti Nui, la Fédération des Associations d’Etudiants de Polynésie française (FAEPF) ainsi que l’artisan Joaillier OZ Tahiti, ce concours met en avant le genre littéraire de la nouvelle: un récit court, proche du roman et d’inspiration réaliste.

Les nouvellistes en herbe auront jusqu’au 30 juin pour déposer leur manuscrit, par voie postale, et le palmarès sera dévoilé lors d’une soirée culturelle à la Délégation de la Polynésie française en septembre prochain, lors de la rentrée littéraire. A la clé de ce concours, un billet Paris-Papeete-Paris, offert par la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, afin de participer au salon du livre de Papeete en novembre prochain. « D’autres lots récompenseront les meilleurs textes. Dont une parure féminine pour le meilleur espoir féminin et une parure masculine pour le meilleur espoir masculin offerts par OZ TAHITI », précise la Délégation. A noter que ce concours est encadré par un règlement strict à consulter ici.

Règlement du Concours littéraire

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Le déracinement, thème récurrent dans la littérature liée à la Polynésie

En lançant son concours littéraire sur le thème du déracinement, la Délégation de la Polynésie française mise sur un sujet qui inspiré de nombreux auteurs, peintres ou artistes de passage en Polynésie française. Ainsi, Victor Segalen écrit les Immémoriaux en 1907, alors qu’il est en Polynésie: « Pendant deux ans en Polynésie, j’ai mal dormi de joie. (…) J’ai pensé avec jouissance ; j’ai découvert Nietzsche ; je tenais mon oeuvre, j’étais libre… », écrivait-il. Le peintre Paul Gauguin vouait également une passion pour Tahiti et l’île marquisienne de Hiva Oa, où il repose aujourd’hui. Revenu une fois dans l’Hexagone, Paul Gauguin n’y restera pas longtemps avant de ressentir l’envie de se perdre une nouvelle fois au milieu du Pacifique.

Plus tard, c’est le chanteur et interprète Jacques Brel qui tomba sous l’emprise des îles Marquises. Arrivé en bateau à Hiva Oa, Jacques Brel est un parfait inconnu aux yeux des habitants de l’île à qui il offre ses services. Atteint d’un cancer des poumons, il reviendra à Paris en 1977, l’occasion d’écrire et enregistrer son dernier album Les Marquises, empreint de nostalgie, même si « Gémir n’est pas de mise aux Marquises ». Décédé à Bobigny en 1978, son corps est acheminé vers l’île de Hiva Oa, non loin de Paul Gauguin.

Bien d’autres auteurs ont été inspirés par la Polynésie. Leurs passages sur ces îles du Pacifique eurent un impact considérable sur leurs oeuvres: Jean-Luc Coatalem, Romain Gary, Somerset Maugham, Jack London ou encore, James Morrison.

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