Fuite des cerveaux : Cuba impose un permis de sortie à ses médecins

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Le gouvernement de Raul Castro vient de décider d’imposer à ces médecins-spécialistes qui désirent travailler à l’étranger un permis de voyager. L’objectif est réguler cette fuite de cerveaux qui touche le pays.

L’initiative de faire venir en Polynésie des médecins cubains pourrait bien « passer à la trappe ». Mais du côté cubain, cette fois. Après avoir engagé en 2013 une politique d’ouverture vers l’extérieur, le gouvernement cubain a opéré un volte-face ce mardi 1 er décembre. Ce dernier a annoncé que les médecins spécialistes doivent préalablement obtenir un permis de voyage pour pouvoir exercer à l’étranger. Ce sésame délivré par le Ministère de la Santé cubain concerne les anesthésistes, les gynécologues-obstétriciens, les neurochirurgiens, et les spécialistes dans le soin néo-natal. Une décision que les autorités cubains ont motivé par la volonté de réduire l’émigration qui touche ces professions. Hasard ou coïncidence, cette annonce a été faite quelques heures après une réunion entre négociateurs cubains et américains sur la thématique de la crise de la migration cubaine. Dans cette fuite de cerveaux, le gouvernement cubain accuse les lois américaines de favoriser cette émigration avec « l’objectif pervers de pousser les professionnels de santé cubains d’abandonner leur missions pour d’autres pays ».

Du côté des spécialistes, ce sont surtout les bas salaires, les conditions de travail précaire et la perspective d’obtenir une meilleure paye ailleurs qui sont les première raisons pour émigrer. Sur le terrain, de nombreux docteurs et infirmières se plaignent de ces vagues de départs avec des établissements de santé de plus en plus dépourvus de spécialistes. Une situation qui soulève un autre paradoxe. En effet selon le journal britannique The Guadian, les missions médicales à l’étranger de médecins cubains sont une source des sources les plus importantes de change pour le gouvernement cubain qui reçoit des dizaines de milliers de dollars  par année en espèces ou en marchandises pour chaque docteur qu’il envoie à l’étranger.

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