En Guyane, Emmanuel Macron veut « ouvrir une nouvelle page » avec les Assises des Outre-mer

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Pour sa dernière allocution en Guyane, le Président de la République Emmanuel Macron a exposé les « axes forts » des Assises des Outre-mer, engagement phare de sa campagne électorale, déjà entamé sur plusieurs territoires. « Je veux ouvrir une nouvelle page de la relation État français/territoires ultramarins », a-t-il notamment déclaré.

Dans “ce morceau de la République plongé au cœur de l’Amazonie”, le chef de l’Etat a, au terme d’une visite de 48 heures, affirmé qu’il voulait en finir avec “une relation asymétrique” faite de “promesses non tenues”, “d’engagements budgétaires dont plus personne ne comprend même la logique” et de “milliards accumulés sans qu’on n’explique jamais les délais”. “Je souhaite qu’une chose soit retenue de notre déplacement”, à savoir la volonté “qu’une nouvelle page s’ouvre dans la relation entre l’Etat français et l’ensemble des territoires ultramarins”, a-t-il martelé lors d’un discours de lancement des Assises des Outre-mer à la préfecture de Cayenne, au côté de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, qui depuis le début de ses fonctions, assure la pédagogie de ces assises.

Mayotte vers la Collectivité unique ?

Emmanuel Macron dit ne plus vouloir une “relation toujours asymétrique”, où les territoires ultramarins voient “l’Etat comme quelqu’un à qui on demande et qui ne fait jamais assez” et “où l’Etat regarderait ces territoires comme une charge et non plus comme une chance”. Cette “nouvelle page” avec “tous ces territoires de la République” doit à l’inverse être celle “d’une responsabilité partagée”, a-t-il assuré. Le Président de la République a notamment évoqué des “aménagements constitutionnels”, si cela devait être nécessaire.

« Il faut sans doute adapter le cadre réglementaire qui est le vôtre », a déclaré Emmanuel Macron en s’adressant au Président du département de Mayotte, en référence à sa demande de mise en place d’une Collectivité unique. « Les contraintes d’un département qui serait comparable à la Lozère ou la Creuse, ce n’est pas bon pour Mayotte », estime-t-il, « il faut en faire un grand département de la République, un territoire où les règles doivent être pleinement adaptées avec une Collectivité unique ».

Dans son discours, le Président de la République a évoqué les enjeux propres à chaque territoire, notamment le changement climatique et les essais nucléaires en Polynésie française, qui selon le chef de l’Etat, « doit être pensée comme une terre de réussite » en la matière. « Nous devons penser La Réunion comme cela aussi, avec des vrais acteurs de l’énergie durable et de la transformation environnementale ». Emmanuel Macron a aussi évoqué le référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie et annoncé qu’il recevrait les élus calédoniens ce lundi à Paris, en amont du Comité des signataires des Accords de Matignon et Nouméa, qui auront lieu les 2 et 3 novembre.

Emmanuel Macron a enfin évoqué les enjeux liés à l’immigration à Mayotte et en Guyane, où l’ « action en terme de lutte contre l’insécurité et l’immigration clandestine doit être repensée ». « Nous devons permettre d’avoir des procédures accélérées » a-t-il notamment indiqué. La coopération régionale, l’éducation et la formation, la santé et l’adaptation des normes économiques aux entreprises ultramarines doivent également être au programme de ces assises.

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