Conférence environnementale du Pacifique : La potabilité de l’eau dans les îles passée au crible

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L’Osmosun de Bora Bora, présenté comme une référence de l’accès à l’eau potable dans les îles ©DR

Ouverte ce mardi matin sur l’île de Bora Bora en Polynésie française, la première Conférence environnementale du Pacifique s’est penchée, dans sa première table ronde, sur la potabilité de l’eau dans les îles. Plusieurs projets de Polynésie, de Nouvelle-Calédonie, des Samoa ou encore de Wallis et Futuna ont été abordés.

Lors de la première table ronde, les intervenants venus des Samoa, de Nouvelle-Calédonie, de France et de la Polynésie française se sont penchés sur les solutions pour l’eau potable dans les îles du Pacifique, indique la Polynésienne des Eaux, co-organisatrice de cette conférence, dans un communiqué de presse. « Les solutions mises en œuvre sont très différentes dans les îles basses et dans les îles hautes, parce que la présence d’eau y est très différente », a notamment indiqué Marie-Laure Lai Koun Sing, directrice du département eau potable au Syndicat pour la Promotion des Communes de Polynésie (SPCPF). « En fonction de géomorphologie des îles, on n’a pas le même choix de ressources », confirme Vincent Sturny, responsable des opérations des îles de la Polynésienne des Eaux.

Didier Vallon, directeur général outre-mer de Suez, Gaston Tong Sang, maire de Bora Bora, Edouard Fritch, Président de la Polynésie française, Raymond Yeddou, administrateur des Îles-du-Vent et Îles-sous-le-Vent (archipel de la Société) ©Polynésienne des Eaux

Didier Vallon, directeur général outre-mer de Suez, Gaston Tong Sang, maire de Bora Bora, Edouard Fritch, Président de la Polynésie française, Raymond Yeddou, administrateur des Îles-du-Vent et Îles-sous-le-Vent (archipel de la Société) ©Polynésienne des Eaux

Ainsi, les conférenciers ont abordé l’osmosun de Bora Bora, qui couple une unité d’osmose inverse à des panneaux solaires pour produire de l’eau douce à partir d’eau de mer. « L’osmosun ouvre aujourd’hui de nouvelles portes pour les populations des Tuamotu », estime le Président de la Polynésie française Edouard Fritch. « Bora Bora est la première partout », a-t-il salué, érigeant l’île comme un exemple à suivre pour d’autres communes, même si les « bénéfices ne sont perceptibles qu’au bout de nombreuses années ».

De son côté, la Directrice de la Samoan Water Authority, Jammie Saena, a souligné l’essentielle « consultation publique » nécessaire à la réalisation d’un projet : « Il faut expliquer les choses à la population ». A Wallis et Futuna, celle-ci est « invitée à s’investir ». Lors des opérations de reboisement effectués sur les bassins versants pour lutter contre l’érosion et améliorer les ressources en eau, « la population est impliquée, on lui demande conseil sur le type d’espèces à planter », rapporte Didier Labrousse, chef du service environnement de Wallis et Futuna.

« Ouvrir la voie à des réalisations concrètes »

Ces échanges doivent permettre d’« ouvrir la voie à des réalisations concrètes », a souhaité l’administrateur des Îles-du-Vent et des Îles-sous-le-Vent, Raymond Yeddou. Les exigences du code général des collectivités territoriales (CGCT) ont été rappelées à plusieurs reprises, ce mardi matin, notamment en matière de distribution d’eau potable, rapporte la Polynésienne des Eaux. « C’est à travers la convergence d’initiatives privées et publiques qu’on y arrivera », ajoute-t-il.

Jammie Saena, Directrice de la Samoan Water Authority, est venue défendre la nécessaire prise en compte des populations dans les projets d'accès à l'eau potable ©Polynésienne des Eaux

Jammie Saena, Directrice de la Samoan Water Authority, est venue défendre la nécessaire prise en compte des populations dans les projets d’accès à l’eau potable ©Polynésienne des Eaux

Lors de cette première Conférence environnementale du Pacifique, la coopération régionale a également été mise en avant. Didier Gaujous, directeur général de la Calédonienne des Eaux, a présenté l’installation par ses équipes, aux Îles Fidji, d’unités compactes Degremont (UCD), une « technologie fiable et bien maîtrisée » pour traiter les eaux usées. Dans l’après-midi, les participants ont visité la station d’épuration, puis l’osmosun et le CET de Bora Bora. Mercredi et jeudi, trois autres tables rondes sont prévues sur les technologies SMART, le recyclage et la valorisation des déchets dans les îles, et le financement des projets.

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