Commémoration de l’esclavage : Une cérémonie engagée place du Général Catroux

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©Tenahe Faatau / Outremers360

La pluie n’a pas découragé les participants à la cérémonie de commémoration de l’esclavage et des abolitions organisée par l’association des amis du Général Dumas, place du Général Catroux, dans le 17ème arrondissement de Paris.  L’ouverture de la cérémonie a néanmoins été retardée par un incident impliquant les forces de l’ordre.

Ils étaient une cinquantaine, voire plus, à s’être déplacés à la cérémonie de commémoration de l’esclavage et des abolitions, organisée par l’association des amis du Général Dumas, dans le 17 arrondissement de la Capitale. Bon nombre d’officiels étaient présents. Parmi eux, Haim Korsia, grand Rabbin de France, Brigitte Kuster, Maire du 17ème arrondissement et le délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer, Jean-Marc Mormeck. Celui-ci retiendra « un bilan positif de cette journée de commémoration ». Il a surtout salué la présence du Président de la République à la commémoration organisée plus tôt dans la journée, au Jardin du Luxembourg, « Jesse Jackson est venu, ce n’est pas rien ! Ce monsieur, qui était proche de Martin Luther King, est venu jusqu’en France pour témoigner, parler de l’esclavage, du rassemblement, et de l’espoir. Ce sont des mots forts ». François Hollande a également annoncé la création d’une fondation dédiée à la mémoire de l’esclavage, avant la fin de l’année, « c’est une bonne chose ! », reconnaît Jean-Marc Mormeck. De leur côté et depuis 2006, l’association des amis du Général Dumas et son président, Claude Ribbe, demandent la création d’un musée de l’esclavage dans l’hôtel Gaillard du 17ème arrondissement parisien. Une demande appuyée par le Premier ministre en 2015 et la Ville de Paris en 2014, mais qui se heurte au refus du gouverneur de la banque de France.

La cérémonie organisée par l’association devait débuter à 17h30. Pourtant, un évènement est venu troubler le programme de la soirée. En effet, un homme venu assister à la cérémonie a été fermement repoussé et tenu à l’écart par les forces de l’ordre. Sa faute ? Porter un t-shirt noir portant les inscriptions « Brigade Anti Négrophobe ». Les forces de l’ordre ont, semble-t-il, reçu des ordres stricts. Dès lors, la tension commence à gagner les autres participants. « On s’est battu contre ce genre de comportement, et ils osent faire ça en ce jour de commémoration ! », scande un participant. « Colonisation ! C’est la colonisation » pouvait-on entendre. Depuis la tribune, Claude Ribbe, qui organise la cérémonie depuis 7 ans maintenant, a lancé un appel à l’apaisement. Pour lui, porter un tel vêtement « n’est pas un acte anti-républicain ! », avant de lancer un ultimatum, « nous ne débuterons pas la cérémonie avant que les forces de l’ordre ne laissent passer ce participant ». Finalement, après des négociations ardues entre les organisateurs et les forces de l’ordre, celles-ci ont laissé passer l’homme au t-shirt de la discorde et la cérémonie a pu débuter par les discours des officiels, les dépôts de gerbes et les différents concerts organisés pour l’occasion.

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